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Un accord pour sortir du bouchon

Ainsi, Genève pourrait avoir trouvé un compromis inédit pour régler l’avenir de sa mobilité. Le canton pourrait enfin s’apprêter à faire des choix et favoriser certains modes de déplacement dans les secteurs où la situation est la plus tendue. Il faut l’admettre: ce serait une nouvelle majeure. Elle pourrait priver les Genevois d’un de leurs thèmes favoris de discussion au bistrot. Elle pourrait aussi économiser des heures de débats politiques, voire quelques siècles d’attente dans les bouchons.

Mais, pas si vite! Le consensus qu’un groupe d’élus parachève n’est pas au bout du tunnel. Il doit encore séduire l’ensemble du parlement et il affrontera sans doute des attaques. Les fervents de la mobilité douce jugeront les progrès timorés en comparaison aux mesures ambitieuses que prennent toujours plus de villes européennes pour oxygéner leurs centres. Quant aux fanatiques de la voiture, on devine leurs cris indignés face aux outrages que les élus menacent d’infliger à leur intangible liberté.

Il n’en reste pas moins que la situation actuelle n’est pas tenable et le sera encore moins à l’avenir, avec une demande en mobilité vouée à croître. De l’avis de nombreux experts, les perpétuelles polémiques genevoises sur les transports constituent un obstacle majeur à un désengorgement de la cité.

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