ÉditorialUne promotion qui dérange
Le Conseil d’État genevois vient de nommer Alain Bachmann au poste de directeur général de l’Office cantonal des systèmes d’information et du numérique.
Le Conseil d’État vient de nommer Alain Bachmann à un poste stratégique de l’État (seule Anne Hiltpold s’est opposée). Or, ce dernier n’est autre que le père de la magistrate Delphine Bachmann; il est aussi le beau-frère de la grande argentière cantonale, Nathalie Fontanet, via son ex-époux. Et cette proximité fait grincer des dents.
N’en déplaise au gouvernement, qui feint de ne pas voir le problème, et plus particulièrement à Carole-Anne Kast, dont dépend l’heureux élu au niveau hiérarchique, cette décision est une erreur politique. Car la patronne de la Sécurité a beau défendre «la compétence» au sein de l’administration pour justifier ce choix, celui-ci montre la distance qui sépare nos autorités du terrain.
Même si Alain Bachmann a les qualités requises, cette promotion conforte l’idée dans l’opinion publique que lorsqu’on est au pouvoir, on favorise toujours les siens! Un sondage réalisé jeudi sur notre site en atteste; deux tiers des participants se déclarent choqués.
Il faut éviter ce genre d’accointance familiale, estime le politologue vaudois René Knüsel. Le lien de parenté devrait au moins être annoncé au moment de la nomination, pour diminuer le risque que la presse n’en fasse ses choux gras, précise l’expert.
Or le Conseil d’État ne tient plus de point presse, à l’issue de sa séance hebdomadaire, depuis des lustres. Les communiqués ne suffisent pas pour répondre au devoir d’informer les citoyens.
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