Éditorial sur l’Euro 2024La Suisse de Yakin revit
Avec le succès 3-1 face à la Hongrie, dans le premier match de l’Euro, l’équipe nationale est idéalement lancée dans la compétition.
Habité par ses fulgurances, Murat Yakin a ces derniers mois présidé aux destinées de l’équipe de Suisse à la manière d’un mauvais démiurge.
Habité par ses fulgurances, Murat Yakin a touché au génie samedi, avec ses choix, pour lancer idéalement l’équipe nationale dans cet Euro, avec ce succès 3-1 face à la Hongrie.
Fragilité et force de la méthode dans une même séquence. «Sa» Suisse qui se qualifie chichement à l’automne pour le rendez-vous européen, en s’égarant, et qui retrouve le droit chemin au meilleur moment, pour le premier match du tournoi. On pourrait y voir un coup de poker qui a réussi, cette fois. Mais cela doit être plus que ça et ce sont les prochains jours qui doivent en faire la démonstration.
Si Yakin a nourri un climat de défiance, à l’interne et auprès des supporters, il est aussi celui qui aura su écouter ses joueurs pour revenir à un système de jeu souhaité par Granit Xhaka et les leaders du groupe (le 3-4-3), tout en imprimant sa patte avec deux choix audacieux (Duah et Aebischer titulaires).
Tout le monde en ressort grandi. Les joueurs, pour avoir su convaincre leur sélectionneur; Murat Yakin, pour la manière dont il a embrassé cet élan, en lui insufflant ses idées. On ne va pas parler d’union sacrée. Mais la Suisse partait de suffisamment loin pour que tout cela ne soit pas significatif d’un nouveau départ, d’une nouvelle cohérence.
Cela demande confirmation, bien sûr, mercredi soir contre l’Écosse. C’est le sens de cette vision d’avenir qui existe pour l’équipe nationale. Mais un espoir suisse a pris forme et il fait déjà le dépit de quelques supporters écossais rencontrés samedi soir: «Si la Suisse joue comme contre la Hongrie, nous n’avons aucune chance», ont-ils grommelé. Ils n’auraient pas dit ça il y a quelques jours.
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