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Éditorial sur les retraites
Baume-Schneider est condamnée à perdre

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En s’emparant du Département fédéral de l’intérieur (DFI), Elisabeth Baume-Schneider s’est débarrassée de l’encombrant dossier de l’asile. Mais sa nouvelle fonction ne ressemble pas pour autant à une sinécure. Au contraire.

2024 ne lui laissera aucun répit: la conseillère fédérale devra mener jusqu’à sept campagnes de votation. Du jamais-vu dans la Berne fédérale.

Et comme les deux premiers scrutins auront lieu le 3 mars prochain, les fêtes de fin d’année ont sans doute été plus studieuses que reposantes pour la nouvelle patronne du DFI. Les dossiers sont sensibles. Le peuple devra en effet se prononcer sur une initiative qui demande l'instauration d’une 13e rente AVS et sur une autre qui veut augmenter la retraite à 66 ans. Deux textes que combat le Conseil fédéral.

«Pour un ou une socialiste, intégrer le Conseil fédéral, c’est accepter de se mouler dans l’habit rigide et étriqué de membre d’un collège à majorité de droite.»

S’il sera aisé pour Elisabeth Baume-Schneider de s’opposer à l’élévation de l’âge de référence, on attend de voir comment la socialiste expliquera à la population que «non, la Suisse n’a pas les moyens de donner plus aux rentiers». Une gageure pour celle qui a fait de la défense des plus faibles le moteur de son action politique.

De fait, la Jurassienne est condamnée à décevoir. Soit elle remporte la votation et trahit ses idéaux politiques. Soit elle la perd et échoue dans son premier test populaire de conseillère fédérale. Une situation inconfortable qui se reproduira encore et encore. Que ce soit autour de l’initiative qui veut limiter les primes maladie à 10% du revenu du ménage ou sur la réforme du 2e pilier, elle jouera à chaque fois contre son camp.

Pour un ou une socialiste, intégrer le Conseil fédéral, c’est accepter de se mouler dans l’habit rigide et étriqué de membre d’un collège à majorité de droite. On verra très vite de quelle façon Elisabeth Baume-Schneider saura le revêtir.

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