ÉditorialPaléo a perdu sa couronne
Le «plus grand festival open air de Suisse» assure une programmation à la mode, mais il ne peut plus s’offrir les grands noms de la pop.
Le programme a été dévoilé. Paléo, 47e édition, du 23 au 28 juillet prochain, fait la part belle au rap, n’oublie pas de visiter la pop dernier cri, en se réservant quelques incursions parmi les gloires d’antan.
Booba, Hoshi, Burna Boy, Sam Smith, Gims et Gazo avec son compère Tiakola, mais aussi Sean Paul, Patti Smith, Nile Rodgers avec le groupe Chic et Véronique Sanson, et puis Mika et Christophe Maé. Voilà l’affiche. Voilà notre constat.
Si le programme estival de l’autoproclamé «plus grand festival open air de Suisse» devrait, à n’en pas douter, faire le plein – 300’000 spectateurs sur six jours – son aspect événementiel, en revanche, n’est plus au rendez-vous.
«Paléo, cette année, ne se distingue guère de ses concurrents, Venoge Festival ou Caribana.»
À Paléo, on a vu le phénomène Rosalía l’an passé, sans oublier Stromae, on a contemplé la superstar américaine Lana Del Rey, ses compatriotes les Red Hot Chili Peppers, écouté les Anglais Depeche Mode encore… Longue liste d’exclusivités estivales qui ont placé la manifestation dans une catégorie à part, celle des géants.
En 2024, peine perdue, l’envolée des cachets ne permet plus aux organisateurs d’attraper quoi que ce soit, sinon quelques oiseaux un peu perdus, Burna Boy en guise de sensation, Booba pour taulier francophone – et qui le vaut bien.
Moralité: Paléo, cette année, ne se distingue guère de ses concurrents, le Venoge Festival, qui livre Gossip, Jain, MC Solaar et Dadju en têtes d’affiche, ni du Caribana voisin, avec Tom Odell, Raphaël et Dinos. Le plus grand open air de Suisse a perdu sa couronne.
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