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Éditorial
Le vote perdu des «ordures»

ALLENTOWN, PENNSYLVANIA - OCTOBER 29: Republican presidential nominee, former President Donald Trump gestures at a campaign rally at The PPL Center on October 29, 2024 in Allentown, Pennsylvania. With one week until Election Day, Trump is campaigning for re-election in the battleground state of Pennsylvania.   Chip Somodevilla/Getty Images/AFP (Photo by CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)


WASHINGTON, DC - OCTOBER 29: Democratic presidential nominee, U.S. Vice President Kamala Harris, arrives on stage for a campaign rally on the Ellipse on October 29, 2024 in Washington, DC. With one week remaining before Election Day, Harris delivered her "closing argument" speech where she outlined her plan to moved America forward and urged voters to "turn the page" on Republican presidential nominee, former U.S. President Donald Trump.   Kevin Dietsch/Getty Images/AFP (Photo by Kevin Dietsch / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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À six jours de la fin de campagne des élections américaines, on retiendra deux choses. La première est la tendance à l’amnésie développée par les électeurs américains qui ont vécu ce marathon au pas de course, et où chaque rebondissement, scandale ou pique assassine ont chassé les précédents. Pas étonnant dès lors que l’émotion ait fini par remplacer la raison.

La deuxième, qui découle de la première, est que les dernières phrases de part et d’autre seront peut-être les seules qui resteront gravées dans la tête de l’électeur lorsqu'il se retrouvera seul devant l’urne. Hollywood l’a d’ailleurs bien compris. Contrairement à 2016, où le flot constant d’humiliations à l’encontre des trumpistes s’était retourné contre Hillary Clinton et ses riches amis artistes «hors sol», la plupart des acteurs et réalisateurs ont cette fois fait profil bas et ont tenu leur langue. 

Dans ce contexte, la bourde de Joe Biden de qualifier d’«ordures» («garbage») les partisans du candidat républicain est une catastrophe. Le président a oublié les dégâts du fameux «déplorables» lancé à l’époque par Hillary Clinton aux soutiens de Donald Trump. Ce dernier boit du petit-lait et Barack Obama désespère, lui qui s'accroche encore au respect mutuel dans cette campagne d’insultes. 

«Ordures» sera-t-il le mot qui la clôturera? Si aucun autre ne le supplante d’ici à mardi prochain, il aura non seulement conforté dans son choix l’électorat de Trump, une fois encore traité avec mépris. Mais il aura peut-être aussi détourné du vote des Américains indécis, en leur renvoyant l’image que les hommes politiques sont finalement tous pareils. Alors que son élection repose sur quelques milliers de voix dans les États clés, voilà une erreur que Kamala Harris ne pouvait se permettre.

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