Éditorial sur les électionsGenève atteint d’un léger Covid démocratique
Faible taux de participation, élus qui démissionnent vite, montée des partis protestataires, comportements peu démocratiques: des symptômes à soigner.

Au lendemain d’une élection, tous les partis trouvent une raison d’être satisfaits. Même si, en réalité, il y a toujours des gagnants et des perdants. Quelques-uns ont aussi relevé les symptômes d’un mal démocratique qui pourrait signer une défaite collective.
Le premier est le taux de participation, plus faible dimanche que cinq ans en arrière alors que le Covid avait dissuadé nombre d’électeurs de sortir de chez eux. Dans un pays qui a la religion de la démocratie directe, c’est un premier symptôme d’une maladie sournoise, difficile à soigner.
L’autre signe de mauvaise santé survient quelques mois après l’élection, quand des élus renoncent à leur mandat. Ils étaient même un sur cinq à démissionner au cours de l’avant-dernière législature. Certaines petites communes n’arrivent même à trouver des citoyens prêts à donner de leur temps à la collectivité.
La montée des partis protestataires, au prix d’une simplification des enjeux, est aussi un signe de défiance vis-à-vis des politiques qui assument de gérer la complexité de notre société. Pour eux, dire que c’est la faute à l’Europe, aux immigrés, aux frontaliers, etc, suffit. Dimanche à Uni mail, la présence d’un public militant, visiblement mobilisé pour saturer l’image de Léman Bleu des couleurs du MCG, suscitait un certain malaise. Imagine-t-on celà dans une autre ville d’Europe?
Quels remèdes? Des élus honnêtes fidèles à leurs convictions, qui traquent les contrevérités à visée purement électorale ou les arrangements de boutiquier. Des regroupements de communes pour leur donner plus de force et trouver des élus de qualité. Un plus grand respect du débat démocratique. À administrer rapidement pour prévenir le pire.
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