ÉditorialEncourageons les nouvelles générations
Les moins de 25 ans restent ceux qui se rendent le moins aux urnes, mais ils participent de plus en plus. Il est indispensable de s’intéresser à eux.
Non, les jeunes ne se désintéressent pas de la politique. Bien au contraire, ils participent toujours davantage aux votations. Et ce n’est pas si étonnant que ça.
Les moins de 25 ans n’ont en effet jamais été autant politisés qu’aujourd’hui. Inclusion de toutes les minorités, féminisme ou encore dérèglement climatique sont autant de sujets qui les concernent et les font réagir, dès l’adolescence. Leur avenir les inquiète, à raison, et cela les pousse à s’engager. On l’a vu à l’occasion des grèves féministes ou encore des actions pour le climat.
Les réseaux sociaux leur permettent de s’intéresser à la politique toujours plus tôt. Ils peuvent grâce à eux se rencontrer et se coordonner afin de défendre les causes qui les préoccupent. Ce sont autant d’outils dont ne disposaient pas les générations précédentes. Des aînés qui ne comprennent pas toujours que, loin d’abrutir les jeunes, ils leur offrent des possibilités de se mobiliser.
Alors, bien sûr, tout n’est pas rose. Les moins de 25 ans restent la catégorie d’âge qui se rend le moins aux urnes. Et les réseaux sociaux comportent bien des défauts, la désinformation en premier lieu.
Il faut donc favoriser leur engagement politique. Cela passe par une éducation aux réseaux sociaux et à la citoyenneté. L’école occupe une place centrale dans cette instruction. L’État et les partis ont également un rôle prépondérant en développant des thèmes qui concernent les jeunes et en trouvant des moyens de les atteindre. Pour finir, les médias doivent tenter de toucher une génération qui ne les consomme encore que trop peu.
Plutôt que de toujours prendre de haut cette catégorie un peu fourre-tout et surtout dévalorisante des «jeunes», encourageons-la à se mobiliser toujours davantage.
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