ÉditorialÀ Genève comme à Neuchâtel, les écolos ne peuvent plus la jouer solo
Les Verts et les Vert’libéraux ont plus que jamais besoin du soutien des partis «traditionnels» pour exister, comme le montrent les scrutins de ce dimanche.

La Verte Céline Vara aura dû attendre le milieu de l’après-midi, ce dimanche, pour se lâcher: elle finit quatrième du premier tour pour le Conseil d’État neuchâtelois alors qu’elle semblait larguée avant les résultats de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel.
La stratégie de large union à gauche aura donc fonctionné. Ses deux colistiers socialistes, Frédéric Mairy et Florence Nater, sont même élus dès premier tour. Si Céline Vara confirme sur sa lancée au second tour, le 13 avril, elle permettra à la gauche de reprendre la majorité à l’Exécutif neuchâtelois.
À l’inverse, ayant pris leurs distances avec l’alliance PLR-UDC-Le Centre, les Vert’libéraux neuchâtelois ne peuvent que constater les dégâts, perdant de leur influence au Grand Conseil. Dans un environnement politique qui se polarise, les écologistes ont désormais besoin de soutien pour exister.
Les élections municipales genevoises vont aussi dans ce sens. Au Conseil administratif de la Ville de Genève, les Verts se placent grâce à leur accord avec les socialistes. Globalement, dans le canton, les alliances roses-vertes auront permis de limiter la casse, même si les Verts reculent au Législatif de la Ville de Genève.
Mais ce sont surtout les Vert’libéraux qui peuvent se réjouir ici: leur alliance avec Le Centre a porté ses fruits, avec deux sièges supplémentaires au Municipal de Genève par rapport à ce qu’avait obtenu Le Centre il y a cinq ans.
Qu’elle penche à gauche ou à droite, l’écologie seule ne fait plus assez envie. Et cette donnée pèsera sur les futures stratégies.
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