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Lausanne PalaceEdgard Bovier a tiré sa révérence, nostalgie

Le chef étoilé a fermé définitivement la Table d’Edgard

Edgard Bovier a préparé des cuisses rôties d’agneau de lait pour sa dernière soirée au Lausanne Palace
La Table d’Edgard
Edgard Bovier a préparé des cuisses rôties d’agneau de lait pour sa dernière soirée au Lausanne Palace
LDD

Nostalgique, Edgard Bovier? Sans doute, on ne quitte pas une aventure aussi exaltante sans un pincement de cœur. Samedi dernier, le chef étoilé a rempli une dernière fois de bonheur les clients de sa Table d’Edgard. Mais le Valaisan n’a pas laissé percer d’émotion particulière. Son sourire lui a servi de masque, ce n’est pas inutile par les temps qui courent.

Il a abordé cet ultime service avec, à ses côtés, son successeur au poste de chef exécutif du Lausanne Palace. Christian Bertogna a en effet pris la direction culinaire de la restauration dès le lendemain. Originaire de Seregno, en Italie, il entame une nouvelle étape d’un parcours prestigieux.

Chef de partie au Beau-Rivage Palace à la fin des années 90, chef de cuisine au Grand Hôtel des Bains à Yverdon, il a passé les années suivantes dans la région tessinoise (sous-chef de l’Eden Roc à Ascona, chef exécutif du Grand Hotel Imperiale à Moltrasio (lac de Côme), chef du Giardino Lounge à Ascona et enfin du Grand Hotel Villa Castagnola à Lugano.

Christian Bertogna prend en charge les six restaurants et bars du Lausanne Palace; mais la Table d’Edgard, qui se transformera dès septembre en Table du Palace, sera gérée par Franck Pelux, chef français médiatisé puisqu’il est allé en finale de la célèbre émission de M6 «Top chef» en 2016.

Edgard Bovier, lui, a les yeux fixés sur le Pays-d’Enhaut, où il vit depuis de nombreuses années. À Rougemont, il avait déjà relancé la restauration du Valrose. On le retrouve aujourd’hui au Cerf, un charmant restaurant de montagne dont il assure la gestion culinaire. Mais il va prendre en main, en collaboration avec Jean-Jacques Gauer, l’ancien directeur général du Lausanne Palace (entre autres), la gestion de l’Hôtel de Rougemont & Spa. Cet établissement cinq étoiles, appartenant à des investisseurs chinois, sera donc managé dès septembre par un hôtelier expérimenté et un chef de cuisine étoilé.

A priori, le restaurant gastronomique, qui se nomme pour l’instant Le Roc, ne devrait rouvrir qu’en décembre prochain. Mais rien n’est vraiment gravé dans le granit (on ne trouve pas de marbre dans le Pays-d’Enhaut…). Edgard Bovier a d’ores et déjà prévu de proposer une cuisine associant la montagne et la mer. On en salive déjà.