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Crise de la detteLa zone euro veut garder la Grèce en son sein

Les pays membres de la zone euro ont «l'intention inébranlable de conserver la Grèce» dans l'union monétaire, a assuré lundi le président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker.

Jean-Claude Juncker avec François Hollande, le 10 mai à Paris.
Jean-Claude Juncker avec François Hollande, le 10 mai à Paris.
AFP

Jean-Claude Juncker a critiqué vertement la «propagande» de ceux qui évoquent la possibilité qu'Athènes en soit exclu.

«Nous sommes 17 Etats membres copropriétaires de notre monnaie commune, je n'envisage pas une seconde que la Grèce quitte la zone euro, c'est du non-sens, c'est absurde, c'est de la propagande», s'est enflammé Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe.

«La possibilité que la Grèce sorte de la zone euro n'a pas été l'objet de débat. Personne n'a plaidé dans ce sens» au cours de la soirée, a-t-il insisté à l'issue d'une réunion des ministres des Finances des 17 à Bruxelles.

Interrogé sur la possibilité que la Grèce sorte du «club» de l'euro, comme l'a évoqué récemment le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker a répondu: «Je m'y oppose fermement».

«Nous n'avons pas à faire la leçon à la Grèce», a-t-il insisté. «Nous sommes convenus d'un programme et ce programme doit être mis en oeuvre, mais je n'aime pas la façon dont certains menacent la Grèce jour après jour, ce n'est pas une manière de traiter des amis et citoyens dans l'Union européenne», a-t-il souligné.

Les membres de l'Eurogroupe «espèrent la formation rapide d'un nouveau gouvernement» grec, qui dispose «d'une majorité parlementaire suffisante», a-t-il dit.

Ultime carte

Le chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias, a abattu lundi soir une dernière carte pour tenter d'éviter au pays de nouvelles élections et de rassurer la zone euro. Il a proposé un gouvernement de personnalités et une nouvelle réunion des dirigeants de partis mardi.

Jean-Claude Juncker a rappelé que «l'UE et le FMI avaient beaucoup contribué à aider la Grèce» et l'avaient encore fait en débloquant une tranche d'aide de 5,2 milliards d'euros la semaine dernière. Sur cette somme, 4,2 milliards ont été versés, et le reste le sera «avant la fin du mois de juin», a annoncé Jean-Claude Juncker.

Délai prolongé ?

«L'Eurogroupe mesure la portée des efforts consentis par les citoyens grecs. Il ne s'agit pas de relâcher ces efforts, au contraire, les réformes structurelles sont plus que jamais nécessaires», a insisté Jean-Claude Juncker.

Quant à savoir si la mise en oeuvre du plan d'austérité grec peut éventuellement être aménagé, il a estimé qu'il fallait «aborder les points dans l'ordre: d'abord un gouvernement grec, ensuite celui-ci doit faire savoir qu'il s'engage en faveur du programme convenu». «Et si apparaissent des circonstances extraordinaires, je n'exclus pas a priori qu'on parle d'une prolongation des délais», a-t-il dit.

AFP

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