Les voitures volantes semblent enfin prêtes au décollage

MobilitéDans un contexte où la Suisse se veut précurseur dans le trafic des drones, un nouveau modèle va faire sensation au Salon de l’auto 2018.

Présentée mardi en avant-première au Salon de l’automobile de Genève, la PAL-V Liberty est une voiture volante d’origine hollandaise. Sa particularité est d’être dotée de trois roues et d’un rotor dépliable à l’arrière.

Présentée mardi en avant-première au Salon de l’automobile de Genève, la PAL-V Liberty est une voiture volante d’origine hollandaise. Sa particularité est d’être dotée de trois roues et d’un rotor dépliable à l’arrière. Image: PAL-V

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Dans des villes où le trafic est dés­ormais totalement saturé, le rêve d’une voiture volante est aujourd’hui plus fort que jamais. Certains industriels l’ont bien compris au vu de la multiplication actuelle de projets d’engins citadins volants. Pour la seconde fois de son histoire, le Salon de l’automobile de Genève accueille en ses murs un tout nouveau prototype: La PAL-V Liberty.

Développé par l’entreprise hollandaise du même nom, le véhicule doté de trois roues et d’un rotor dépliable n’existait jusqu’ici qu’en maquette ou sous la forme d’un prototype non abouti. En présentant son modèle définitif dans les halles de Palexpo, la marque espère faire sensation. Et ouvrir définitivement les portes à une réinvention du transport. «Il sera un jalon apte à changer la mobilité, un rêve d’enfant prêt à devenir réalité», résume le groupe.

Présentée mardi en avant-première au Salon de l’automobile de Genève, la PAL-V Liberty est une voiture volante d’origine néerlandaise. Sa particularité est d’être dotée de trois roues et d’un rotor dépliable à l’arrière.

Des engins hors de prix

Pour le moment ce «rêve d’enfant» ne s’adresse qu’aux personnes les plus aisées étant donné les 300 000 francs nécessaires pour s’offrir un tel gadget. Les prix pourraient toutefois finir par baisser au vu de l’évolution de plusieurs projets au cours des derniers mois et l’intérêt grandissant de gros acteurs du marché tels que Toyota pour la partie automobile ou Airbus du côté des fabricants d’avion. Ce dernier faisait d’ailleurs déjà sensation au Salon de l’automobile de Genève en 2017 avec la présentation en avant-première de son Pop Up (image ci-dessous).

Depuis les prototypes foisonnent avec des projets plus ambitieux et plus sérieux que d’autres. Les propositions actuelles oscillent entre le drone géant décollant verticalement à l’aide de plusieurs moteurs aux vraies voitures munies d’ailes. Le Volocopter, par exemple, imaginé par une jeune pousse allemande, entre dans la première catégorie. Après avoir sillonné les cieux de Dubaï l’espace de quelques heures, l’engin doté de 18 rotors électriques pourrait véritablement avoir un avenir. Volocopter partage avec Airbus sa vision du marché. Globalement les deux groupes imaginent un monde où la voiture volante se limiterait dans un premier temps à relier certains sites à l’aide de lignes régulières ou jouerait le rôle de taxi avec la possibilité de trajets à la demande. Selon des experts cités dans Les Échos, «l’idée de posséder son véhicule volant n’apparaîtra pas, du moins dans un premier temps à cause de son prix et de la difficulté de le recharger».

Déjà très actifs dans le développement de la voiture autonome, les nouveaux acteurs du marché des transports, à l’instar d’Uber ou de Google (par l’entremise indirecte de son fondateur), ne nient plus leurs ambitions pour un secteur plein de promesses. Alors que le patron du géant de l’Internet a investi personnellement des millions de dollars dans la petite société Zee.aero, le leader américain du transport avec chauffeur signait l’automne dernier un accord avec la NASA pour mettre au point un service de taxi volant.

La Suisse dans la course

Au moment où les tests déroulent aux quatre coins du monde et les annonces d’arrivée sur le marché se multiplient, la Suisse veut rester à la page tant en matière de régulation (lire encadré ci-contre) et de projets concrets. À la mi-février, l’ex-pilote de Solar Impulse, André Borschberg, annonçait la création de H55, un avion électrique, et la levée de 5 millions de francs pour le mettre au point. Comme beaucoup d’autres projets, où la frontière entre voiture et avion est floue, le pilote le décrit comme un «avion décollant verticalement, puis volant sans bruit ni pollution, avant d’atterrir sur le toit d’un immeuble à l’autre bout de la ville». (TDG)

Créé: 05.03.2018, 20h45

Malgré le crash de sa version 3.0, le groupe slovaque AeroMobil prépare un modèle 4.0 pour 2020. (Image: AEROMOBIL)

La Suisse veut gérer le trafic des drones

Qu’ils transportent un jour des hommes ou pas, les drones vont conquérir notre espace aérien. Les experts ne semblent plus avoir aucun doute sur le sujet. Reste la question de la régulation à mettre en vigueur pour garantir la sécurité de tous.

Dans ce domaine, la Suisse est en train de prendre les devants en Europe. Lundi, Skyguide et la plate-forme internationale AirMap annonçait en effet leur collaboration autour d’un système commun de gestion de l’espace aérien pour drones. Baptisé Swiss U-space, il devrait assurer la sécurité des opérations liées à ces engins et dont le nombre explose. D’après le contrôleur du ciel, les demandes de vol ont en effet été multipliées par dix depuis 2013.

Plusieurs modalités accompagnent ce système, à l’exemple d’un «enregistrement des utilisateurs et des drones, d’une capacité de géorepérage et d’une autorisation d’accès à l’espace aérien». En cas de problèmes, Swiss U-space transmettra également des alertes en temps réel aux pilotes de drones et déclenchera une connexion immédiate avec les services du contrôle aérien.

Ce partenariat s’inscrit dans la lignée d’un essai réalisé en 2017 par Skyguide. Avec ses partenaires, ce dernier a pu tester le système durant des missions en conditions réelles réalisées par SenseFly et PX4 à Genève. Désormais, il leur reste à définir la feuille de route pour implémenter Swiss U-space et arriver à une gestion opérationnelle du trafic de drones. Pour le moment, son entrée en fonction n’est pas annoncée avant 2019, année où la toute première voiture volante est annoncée par le géant automobile chinois Geely: la Terrafugia. O.W.

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