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La voiture 100% électrique et low cost arrive demain

Dacia lancera l’an prochain en Europe une variante de la Renault K-ZE, qui est déjà vendue en Chine à 7200 euros.

Ce concept car devait être présenté à Genève. Elle donne une idée de ce que sera la Dacia Spring.
Ce concept car devait être présenté à Genève. Elle donne une idée de ce que sera la Dacia Spring.
DACIA

L’an prochain, si le coronavirus permet, Dacia devrait casser les prix des voitures 100% électriques. La filiale roumaine de Renault a en effet annoncé qu’elle lancera en 2021 un nouveau modèle baptisé Spring, qui a pour mission de devenir «la voiture électrique la plus abordable d’Europe». On parle ici d’un petit SUV au look sportif et aux lignes musclées, une citadine de moins de 4 mètres de long, avec cinq portes, quatre vraies places et une autonomie évaluée entre 200 et 300 kilomètres.

Cette Dacia Spring devait être l’une des attractions du dernier Salon de l’auto de Genève. Après son annulation, la marque s’est résolue à présenter la nouveauté plus discrètement, dans un communiqué. Elle annonce pourtant une révolution: la course aux prix les plus bas dans le secteur en plein développement de l’automobile électrique. «La grande bataille sur la période 2020-2025 sera celle de la baisse des coûts, afin de rendre les véhicules électriques abordables pour le plus grand nombre», a confirmé récemment dans «Les Échos» un concurrent, Carlos Tavares, le président du directoire de PSA.

Si Dacia ne veut pas encore dévoiler le futur prix de sa Spring, les observateurs s’accordent à penser qu’elle sera vendue à un prix de 12'000 à 15'000 euros, sans compter les éventuelles aides à l’achat. À titre de comparaison, les premiers prix pour des voitures électriques actuellement sur le marché suisse flirtent avec les 20 [Espace fine] 000 francs pour une Seat Mii ou une Skoda Citigoe. Ils passent à 26'300 francs pour la Renault Zoe, avant de grimper à 59'400 pour le best-seller de ce secteur, le Model 3 de Tesla.

Stratégie éprouvée

Cette stratégie des prix les plus bas n’est pas une nouveauté dans l’histoire de Dacia. C’est même devenu sa marque de fabrique. Car la firme roumaine, rachetée par Renault en 1999, a connu un premier succès spectaculaire en 2004 en lançant la Logan, une auto thermique qui avait pour slogan publicitaire «La voiture à 5000 euros». Alors que ce modèle low cost avait été imaginé pour les pays émergents, tout le monde a découvert avec surprise qu’il y avait aussi une clientèle pour des autos bon marché dans des pays plus riches, et même en Suisse. Forte de ce premier succès, Dacia a récidivé en 2010 en lançant le Duster, le premier SUV 4x4 à prix cassé. Et là encore, le succès était au rendez-vous. À charge pour la nouvelle Spring d’en faire de même sur le marché du 100% électrique.

Comme pour ses célèbres prédécesseurs Logan et Duster, la Spring va s’appuyer sur des technologies qui ne sont pas du dernier cri, mais qui ont été éprouvées, ce qui les rend robustes, peu sujettes aux pannes et d’un rapport qualité-prix difficile à battre. La Dacia Spring devrait ainsi capitaliser sur dix ans d’expérience du groupe Renault en matière de mobilité électrique. Car ce «nouveau» modèle ressemble énormément à la Renault City K-ZE (prononcer «quasi»), un modèle tout électrique qui a été présenté au Salon de Shanghai en avril 2019 et qui était destiné au marché asiatique. Cette Renault est vendue en Chine depuis lors à des prix situés entre 7200 et 9200 euros. Tout indique que la Spring sera une variante de la K-ZE adaptée à l’Europe, afin de tenir compte de normes de sécurité plus élevées qu’en Chine.

Performances limitées

Cette filiation avec la Renault K-ZE fournit quelques indications supplémentaires sur les performances que l’on peut attendre de la future Dacia, qui n’est à ce stade qu’un concept car. Actuellement, la K-ZE dispose d’un électromoteur de 33 kW (soit l’équivalent de 45 chevaux). Sa vitesse maximale est de 105 km/h, avec une autonomie de 271 kilomètres, mais Renault indique qu’elle peut atteindre 350 kilomètres en usage urbain, à la vitesse de 60 km/h au maximum. Enfin, la recharge de 80% de la capacité de la batterie s’effectue en 30 minutes, alors qu’il faut 4 heures pour atteindre l’autonomie complète du véhicule. Avec de telles performances, cette Dacia est prévue pour «un usage quotidien» et elle est destinée «aux particuliers qui l’utiliseront en ville mais aussi aux flottes et aux services d’autopartage», a précisé Xavier Martinet, le directeur marketing du groupe.

Reste une dernière question actuellement sans réponse: où sera produite la Spring? Il n’y a pas si longtemps, la candidate la plus souvent citée était l’usine ultramoderne de Wuhan, en Chine. Problème: elle se trouve dans l’épicentre de l’épidémie de coronavirus.

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