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Viktor Vekselberg dans le collimateur de Trump

Avec d’autres oligarques, le milliardaire russe, gros actionnaire de sociétés suisses, est victime des sanctions de Washington.

Viktor Vekselberg.
Viktor Vekselberg.
Keystone

Ces derniers jours, l’attention du public et des marchés s’est essentiellement concentrée sur la Chine de Xi Jinping et l’Amérique de Trump. Entre les deux grandes puissances, l’hypothèse d’une guerre commerciale n’est désormais plus exclue et affole, tant il est difficile d’en mesurer l’impact sur l’économie et la croissance mondiale.

Quoi qu’il advienne, ces tensions sont parvenues à en masquer d’autres: celles entre les États-Unis et Poutine. Vendredi, le président américain a ainsi augmenté la pression contre Moscou en sanctionnant plusieurs personnalités appartenant à l’entourage du président russe. Depuis la fin de la semaine dernière, 24 personnes et 14 entités se retrouvent ainsi concernées par ces mesures imposant notamment un gel de leurs comptes aux États-Unis ainsi qu’une interdiction d’y conclure des affaires. Parmi les oligarques ciblés se trouve un milliardaire russe bien connu en Suisse: Viktor Vekselberg. Le puissant homme d’affaires, via sa filiale Renova, est en effet présent au capital de nombreuses sociétés d’origine helvétique à l’instar d’OC Oerlikon, Sulzer ou encore Schmolz & Bickenbach.

En apprenant que Vekselberg se trouvait au côté d’un Suleyman Kerimov (récemment inculpé dans le cadre d’une affaire de blanchiment sur la Côte d’Azur) ou d’un Oleg Deripaska (propriétaire de Rusal, un géant de l’aluminium), plusieurs experts ont fait part de leur surprise dans la presse dominicale. Le milliardaire russe ne ferait en effet par partie du cercle des proches de Vladimir Poutine. Bien au contraire! Les liens entre l’oligarque semblent beaucoup plus forts avec les États-Unis, pays qui héberge ses enfants (où ils ont été scolarisés) et dans lequel le Russe a investi près de 1 milliard de dollars. Dans le SonntagsBlick, si les spécialistes peinaient dimanche à comprendre les raisons de telles sanctions contre Vekselberg, ils n’arrivaient surtout pas à déterminer de quelle manière elles pourraient finir par se répercuter sur les entreprises suisses dans lesquelles le Russe a investi. «Les sociétés en question devraient continuer à faire des affaires sans être dérangées par l’administration Trump», supposent certains d’entre eux.

En ce début de semaine, l’attention devrait à nouveau se tourner vers le continent asiatique. Trump assurait dimanche que la Chine allait retirer ses barrières douanières et qu’un accord sur la propriété intellectuelle serait trouvé. Ce dernier promet que l’avenir s’annonce «radieux» pour les deux pays.

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