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CanadaUber menace de se retirer du Québec

La société américaine juge trop restrictives les nouvelles règles que lui imposent les autorités québécoises.

Uber avait subi un revers la semaine passée avec la fin de sa licence d'exploitation pour exercer à Londres.
Uber avait subi un revers la semaine passée avec la fin de sa licence d'exploitation pour exercer à Londres.
Getty

Le service américain de réservation de voitures avec chauffeurs Uber a annoncé mardi l'arrêt de ses activités dans la province canadienne du Québec. Il juge les nouvelles règles gouvernementales trop restrictives. «Ce ne sont pas des changements mineurs. Au contraire, il s'agit de changements majeurs qui nous forcent à cesser nos opérations le 14 octobre prochain», date d'échéance d'un projet-pilote d'un an qui permettait à Uber d'exercer ses activités dans la province, a déclaré Jean-Nicolas Guillemette, responsable des opérations de la firme au Québec lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement provincial a annoncé, la semaine dernière, de nouvelles règles pour les chauffeurs d'Uber similaires à celles auxquelles sont soumis les chauffeurs de taxi traditionnels, notamment une formation obligatoire des chauffeurs d'une durée de 35 heures, un processus de vérifications des antécédents judiciaires des conducteurs auprès de la police et une visite annuelle de contrôle des véhicules utilisés par les chauffeurs d'Uber.

Responsable «étonné»

Jean-Nicolas Guillemette s'est dit étonné de ces «nouvelles règles basées sur de vieilles pratiques administratives plutôt que d'être en phase avec les développements technologiques». Si ces règles «sont implantées, (elles) nous empêcheront de poursuivre nos opérations au Québec», a-t-il dit, sans toutefois fermer la porte à de futures négociations avec le gouvernement.

La semaine dernière, l'Autorité des transports de Londres a décidé de ne pas renouveler la licence d'exploitation de la compagnie dans la capitale britannique après son expiration le 30 septembre, en raison de lacunes en matière de sécurité, notamment concernant la vérification des casiers judiciaires des chauffeurs travaillant pour l'entreprise.

ats

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