Tesa réduit une nouvelle fois ses effectifs à Renens

IndustrieAprès une première vague en février, l’entreprise de métrologie prévoit de supprimer une trentaine de postes supplémentaires

Depuis le début de l’année, l’entreprise de Renens spécialisée dans la fabrication de solutions de mesure pour les industries mécanique, automobile, aéronautique, horlogère et médicale se restructure, dans la douleur.

Depuis le début de l’année, l’entreprise de Renens spécialisée dans la fabrication de solutions de mesure pour les industries mécanique, automobile, aéronautique, horlogère et médicale se restructure, dans la douleur. Image: GERALD BOSSHARD

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Les temps sont durs. Depuis le début de l’année, l’entreprise de Renens spécialisée dans la fabrication de solutions de mesure pour les industries mécanique, automobile, aéronautique, horlogère et médicale se restructure, dans la douleur. Début avril, deux mois seulement après une première vague de licenciements et de départs volontaires, les employés de Tesa ont été avertis qu’une nouvelle vague de suppressions de postes est prévue. «Le groupe continue de souffrir de problèmes structurels et de coûts trop élevés nécessitant cette nouvelle phase de réorganisation, explique la porte-parole, Floriane Jacquemet. A cela s’ajoute la force du franc qui complique beaucoup notre tâche.»

Syndicats en alerte

Concernant le nombre de licenciements secs prévus pour la fin du mois, cette dernière tient à préciser qu’aucun chiffre définitif n’a encore été arrêté, étant donné qu’un programme de départs volontaires a une nouvelle fois été mis en place. «In fine ce sont bien une trentaine de postes supplémentaires qui seront supprimés», confirme la porte-parole. En quelques mois, la société se sera donc retrouvée contrainte de réduire de prêt de 20% ses effectifs (de 400 à environ 320 personnes).

Averti, le syndicat Unia confirme l’ouverture d’une procédure de consultation et la mise en place de groupes de travail pour tenter de proposer des solutions. «Depuis le clash de 2011 et le licenciement de deux représentants du personnel, il faut avouer que la nouvelle direction est plus respectueuse de notre travail», concède Mélinda Tschanz, responsable pour Unia de la branche MEM (industrie des machines). Cette dernière confirme à ce propos que le plan social proposé en février aux employés n’était «pas mauvais».

L'influence du nouveau propriétaire suédois

Cette nouvelle restructuration orchestrée par Tesa et plus spécifiquement par Hexagon Metrology — leader mondial dans la mesure industrielle qui a racheté la société vaudoise en 2001 — révèle un mal plus profond: est-il tenable de conserver un site de production en Suisse en période de franc fort?

Du côté d’Hexagon Metrology, le message se veut rassurant. Le groupe suédois assure considérer comme essentiel pour ses affaires d’avoir une production estampillée «Swiss made». En 2012, il n’hésitait d’ailleurs pas à investir quelque 3,5 millions de francs pour son usine de Renens.

Mais ce géant de 15 000 salariés réalisant 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires s’est depuis lancé dans un vaste programme de réduction des coûts; en Suisse et aux Etats-Unis. Pour économiser quelque 35 millions d’euros par an dès 2016, son programme implique notamment une réduction d’environ 400 postes. Annoncée dans un courrier du 8 avril, l’interruption de la production de certains produits TESA à Renens, laisse à penser que la saignée n’est peut-être pas terminée. «Pour le moment il n’y a malheureusement rien de définitif», regrette-t-on au sein de l’entreprise.

(TDG)

Créé: 10.04.2015, 20h53

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