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Temenos se lance dans une conquête à 1,8 milliard de francs

Le spécialiste des logiciels bancaires confirme discuter d'un possible rachat de son homologue londonien Fidessa.

L'éditeur de logiciels bancaires Temenos a son siège à Genève.
L'éditeur de logiciels bancaires Temenos a son siège à Genève.
Keystone

L'éditeur genevois de logiciels bancaires Temenos a annoncé ce mardi matin aux autorités boursières avoir entamé des discussions en vue du rachat de son homologue britannique Fidessa. Fondée en 1981 et basée à Londres, cette entreprise enregistre des ventes annuelles d'environ 450 millions de francs. Le lancement d'une telle offre «n'est [encore] en rien certain», prévient le groupe genevois dans un court communiqué. Contactée dans la journée, une porte-parole n'a pas souhaité s'exprimer davantage sur un rachat qui, s'il se concrétise, atteindra l'équivalent d'environ de 1,8 milliards de francs.

Afin d'être incités à participer à l'offre publique qui pourrait être lancée ces prochaines semaines, les actionnaires de cette société figurant parmi les 250 plus importantes de la Bourse de Londres – le groupe du «FTSE 250» – pourraient recevoir une prime de 22% par rapport à ce que valaient leurs titres lundi soir. La direction de Fidessa a indiqué que si l'offre se concrétisait, son conseil d’administration recommanderait à ses actionnaires de l'accepter.

Apparemment les actionnaires de Temenos renâclent. La valeur des actions du groupe genevois a décroché de près de 6% mardi, leur valant la pire performance de la Bourse de Zurich. Sans surprise, celles de Fidessa bondissaient de 22% afin de s'ajuster aux conditions qui pourraient être proposées par Temenos. Lundi, elles avaient déjà affiché la meilleure progression parmi les sociétés du «FTSE 250», après la publication de résultats annuels éclatants. Les milieux financiers estiment que l'activité de cette société spécialisée dans les logiciels permettant aux professionnels d'analyser les données des marchés et de gérer leurs portefeuilles va bénéficier de l'encadrement plus strict du secteur en Europe à la suite de l'adoption des règles dites «Mifi II».

«Cela permettrait à Temenos de devenir une tueuse sur les différents segments des logiciels bancaires»

«Un tel rachat serait habile car il élargirait de façon substantielle l'activité de Temenos en direction de professionnels de la gestion d'investissements et des marchés financiers – un marché qui pourrait représenter 15 à 20 milliards de ventes», commente Panagiotis Spiliopoulos, spécialiste de la société au sein de la banque Vontobel. Si l'offensive se concrétise, elle «permettrait à la société de devenir une tueuse sur les différents segments des logiciels bancaires», poursuit l'analyste.

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