Les super-héros trustent les premières places au box-office américain

CinémaDisney engrange plus de 2 milliards de recettes en Amérique du Nord avec «Black Panter» et ses personnages aux superpouvoirs.

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Les superhéros ne semblent pas près de mourir. En 2018, les films où s’activent des personnages aux superpouvoirs ont rempli les salles de cinéma. Mieux, «Black Panther», «Avengers: la guerre de l’infini» et «Les Indestructibles 2» occupent les trois premières places au box-office américain, générant au passage près de 2 milliards de dollars de revenus. Un succès total pour Disney et son bras armé Marvel.

Les studios Marvel ont eu le nez creux en lançant le projet «Black Panther». Avec 700 millions de dollars de recettes, ce film sur le premier superhéros noir de la pop culture américaine est le troisième long-métrage le plus rentable de l’histoire aux États-Unis, nous apprend le «Wall Street Journal».

Les superhéros rapportent une fortune aux studios Walt Disney. «La force de Disney est de savoir parfaitement exploiter et monétiser ses marques. Ils ne vous vendent pas seulement un film, mais une figurine, une peluche ou encore un ticket de parc à thème», détaillait dans nos colonnes Jérôme Schupp, analyste de Prime Partners, à Genève, quelques jours avant la sortie de la trilogie «Star Wars».

L’empire Disney pèse près de 60 milliards de dollars

Cette imbrication est reflétée par les résultats du groupe. L’année dernière, l’unité divertissement (distribution et production de films, musique, spectacles) a rapporté près de 10 milliards à Disney, les produits dérivés et sites internet 4,6 milliards, les parcs d’animation 20 milliards et les programmes de télévision 24 milliards (ABC, ESPN, Walt Disney Televison).

À y regarder de plus près, Thor, Iron Man et autres Ant-Man font sentir leurs effets au-delà de Disney. Pour preuve, le film «Aquaman», sorti à la mi-décembre par son rival DC-Warner, a enregistré plus de 100 millions de recettes en quelques séances en Amérique du Nord.

Au-delà, ces personnages apportent également une bouffée d’oxygène aux exploitants de salles nord-américains, à l’heure où Netflix et les autres fournisseurs de films sur petit écran font un carton. Outre-Atlantique, les ventes de billets de cinéma devraient rapporter 11,8 milliards cette année, ce qui correspond à une hausse de 6% par rapport à 2017. Plus de 25% concernent des films de la galaxie Disney, leader dans le domaine. Ces revenus en salle dépassent le précédent record de 11,4 milliards établi en 2016.

En deuxième position, on trouve les studios Universal avec 17% des parts de marché, qui ont pu s’appuyer sur des films de monstres ou d’animation comme «Jurassic World» ou «Le Grinch». Derrière les deux leaders, avec 15% des recettes totales, Warner Bros. a réussi à tirer profit de ses comédies à succès «A Star is Born» et «Crazy Rich Asians».

Les films rapportent un véritable pactole

Sur le plan mondial, les studios Disney vont réaliser en 2018 l’un de leurs meilleurs exercices. «Ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire qu’un studio dépasse la barre des 7 milliards de dollars, après le record brut de 7,6 milliards de dollars enregistré par Disney en 2016 dans le monde», écrit la firme basée en Californie. L’exercice 2019 semble également démarrer sous les meilleurs auspices. «Si l’on se base sur le passé, il est probable que «Star Wars IX» et «La Reine des neiges 2» vont dépasser le milliard de recettes chacun», estime un analyste financier genevois. Les superhéros peuvent se reposer (un peu).

Créé: 28.12.2018, 18h37

Disney finira-t-il par reprendre Netflix?

Disney a eu du flair en reprenant les studios Marvel et ses superhéros pour 4 milliards de dollars en 2009, puis Lucasfilm et sa franchise «Star Wars» pour un montant similaire à l’automne 2012. Ces rachats suivaient la reprise de Pixar («Cars», «Toy Story») en 2006 pour un montant de 7,4 milliards, avec comme objectif de devenir le roi à Hollywood. Une stratégie qui s’avère aujourd’hui gagnante.
Disney poursuit toujours cette politique de croissance par acquisition. Le groupe est en train de reprendre la 20th Century Fox («X-Men», «Avatar», «Les Simpson», «X-Files») pour plus de 70 milliards de dollars.
En parallèle, la firme veut lancer un service de films à la demande, Disney +, en 2019. «Je ne serais pas surpris que Disney finisse par reprendre Netflix, car il ne va pas être facile pour eux de s’imposer dans un secteur où Netflix est une marque très largement reconnue», prédit un analyste financier.
Bref, les chantiers restent nombreux. À signaler que le patron de Disney, Bob Iger, demeurera en poste jusqu’en 2021. Intronisé en 2005, il devait initialement quitter son poste l’été prochain. L’histoire d’un superhéros qui ne veut pas mourir.

N.P.

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