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Les Suisses devraient travailler plus pour financer assez de retraites

L'OCDE estime nécessaire de rallonger la vie active en Suisse. Mais ce serait «catastrophique», selon l'Union syndicale suisse.

Image d'illustration.
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GETTY IMAGES

La Suisse affiche un PIB (produit intérieur brut) par habitant et des niveaux de vie figurant parmi les plus élevés du monde. Ce privilège doit pousser la Confédération helvétique à prendre d’urgence des mesures pour affronter le vieillissement rapide de sa population. La prospérité et le bien-être des citoyens des générations futures en dépend, selon une étude que l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) vient de publier ce lundi. Selon la dernière Étude économique de la Suisse, avec l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du baby-boom (nés entre 1946 et 1964), et l’augmentation de l’espérance de vie, la part des personnes de 65 ans et plus dans la population de ce pays atteindra près d’un tiers d’ici trente ans, Ce taux de vieillissement, s’avère nettement plus rapide que dans plusieurs états membres de l’OCDE.

La proportion des habitants octogénaires doublera en Suisse d’ici vingt-cinq ans. Dans un tel délai elle atteindra un dixième de la population. Une actualisation du système de retraite devient donc aussi urgente que nécessaire. Ce processus comprend « un allongement de la durée de la vie active », prévient l’OCDE. Les syndicats et leurs membres apprécient la portée du message.

Perspective «catastrophique»

«Il n’est pas réaliste de préconiser un allongement de la vie active au-delà de 65 ans en Suisse. Je suis très déçu par les conclusions de cette étude de l’OCDE. A l’âge de 65 ans, les travailleurs se trouvent souvent au bout du rouleau. Physiquement ou psychiquement«, rappelle le chef économiste de l'Union syndicale suisse, Daniel Lampart.

Une prolongation de la vie active ne dépendrait en outre pas seulement de la santé ou de la bonne volonté d'employés. »Une prolongation de la vie active jusqu’à 67 ou 68 ans se révélerait d’autant plus catastrophique que beaucoup d’employés, déjà aujourd’hui, ont de la peine à garder leur place de travail jusqu’à l’âge légal de la retraite, en vigueur actuellement», indique Daniel Lampart.

L'OCDE évalue cependant un effort prolongé des Suisses au travail comme une nécessité, afin de garantir à toutes les personnes âgées des revenus adéquats. Tout en évitant que le vieillissement de la population ne devienne un fardeau pour les entreprises et les travailleurs.

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