La Suisse, condamnée à l'excellence

Le point de vuePour lutter contre le franc fort, les Helvètes doivent innover, et surtout ne pas tomber dans le piège du conservatisme.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le problème du franc fort nous rappelle une évidence pour l’avenir de notre pays: nous sommes condamnés à l’excellence. Les niveaux de revenus et de prestations élevés en comparaison internationale ne sont pas des acquis. Ils sont le fruit de l’excellence du travail des générations précédentes.

Mais le monde change, les exigences du succès aussi, et la Suisse doit s’adapter et redéfinir comment elle pourra exceller à l’avenir. Or la stratégie économique qui semble prévaloir consiste à éviter de prendre des risques. Surtout ne touchez à rien! Nous sommes de plus en plus nombreux à soutenir l’idée d’un fonds souverain utilisant une partie des excédents en euros de la BNS pour les investir dans d’autres actifs que des obligations d’Etat de l’Union européenne. Mais comme on ne l’a jamais fait, alors «ce n’est pas possible».

On trouve moins risqué d’acheter de la dette d’Etats surendettés que d’investir dans des sociétés européennes de premier plan qui profitent de la faiblesse de l’euro… Mais il va bien falloir commencer à faire des choses nouvelles! Le monde évolue vite; 90% des produits et services que nous consommerons dans dix ans n’existent pas aujourd’hui. Et nous avons tous les atouts pour réussir: éducation, recherche, tissu économique, capacité d’investissement.

Notre principal ennemi: le conservatisme. En parlant de choses nouvelles, voyons le traitement que le Conseil fédéral va donner à la motion Graber pour la constitution d’un «fonds suisse pour l’avenir». L’idée de faciliter l’investissement de notre épargne collective vers l’innovation relève du bon sens. Mais voilà, cela ne s’est jamais fait. Ce sera alors un test très important pour comprendre si, comme je l’espère, la Suisse arrive à faire des choses nouvelles pour exceller dans l’avenir.

Créé: 23.02.2015, 20h18

Articles en relation

Johann Schneider-Ammann ne s'attend pas à une récession

Crise du franc fort Mais tout dépendra du développement de la conjoncture européenne, de la bonne marche de l'économie d'exportation allemande et de la poursuite du dynamisme des Etats-Unis. Plus...

Suisse Tourisme s'active contre le franc fort

Devise chère Suisse Tourisme veut remédier aux effets négatifs de la récente appréciation du franc en engageant une campagne promotionnelle. Plus...

Nestlé veut des gains de productivité en Suisse

Résultats L’impact du franc fort incite le groupe à prendre des mesures, mais il ne prévoit pas de suppressions d’emploi. Plus...

Les recours au chômage partiel n’explosent pas

Franc fort Un mois après le choc sur le franc, moins de trente demandes d’aide au maintien de l’emploi ont été déposées dans l’arc lémanique. Plus...

Santésuisse conteste le taux d'intérêt négatif de la BNS

Franc fort La faîtière des assurances maladie s'oppose à son tour au taux d'intérêt négatif mis en place par la BNS après l'abandon du taux plancher. Elle menace d'une hausse des primes. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Le Nobel de la paix au Premier Ministre éthiopien
Plus...