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Le sort de près de 4000 employés reste incertain

Qui seront les acquéreurs de Globus ou d'Interio? Pour Interio, des noms comme Ikea circulent. Mais, pour Globus, c'est le flou.

Laurent Guiraud

La Fédération des coopératives Migros (FCM) cherche des acquéreurs pour quatre de ses enseignes, dont le groupe de grands magasins Globus et le distributeur de meubles Interio. Du coup près de 4000 collaborateurs, actifs en Suisse, peuvent éprouver des craintes légitimes à propos de la pérennité de leur poste de travail.

Le président de la direction générale de Migros, Fabrice Zumbrunnen, a pris un engagement hier après-midi, à Zurich: «Nous serons en mesure d’indiquer l’an prochain les bons repreneurs de ces sociétés.» Les milliers de collaborateurs concernés, sur plus de 106’600 en tout au sein du groupe Migros, seront dès lors informés sur les projets des nouveaux propriétaires et fixés sur leur propre sort.

Mais pourquoi diable la direction de Migros se précipite-t-elle d’annoncer sa recherche d’acquéreurs, avant d’avoir obtenu des transactions satisfaisantes, ou tout au moins le moins décevantes possible? Fabrice Zumbrunnen a confié sa volonté d’anticiper et de couper court à «des rumeurs générant des nervosités au sein du personnel».

Le Neuchâtelois dispose en outre déjà «d’une longue, d’une longue liste» de sociétés susceptibles de s’intéresser à la reprise des quatre enseignes, «toutes nettement mieux positionnées sur leurs marchés respectifs que deux ans auparavant». A propos de la reprise de Globus, acquis en juillet 1997 par Migros, le nom de la maison autrichienne Signa Holding est parfois évoqué. L’hypothèse d’une augmentation de la participation du directeur général de Globus, Thomas Herbert, dans le capital de la chaîne de grands magasins est parfois aussi retenue.

Pour la revente des deux filiales vouées aux meubles, à savoir Interio et Depot (marque partagée avec la maison Gries-Deco-Gruppe, domiciliée en Allemagne), des noms de candidats potentiels plus connus des Romands sont mentionnés: Ikea et Pfister Meubles.

L’annonce de Migros suscite aussi de grandes spéculations, relatives à la part appréciable de son patrimoine immobilier, susceptible de lui être inutile après la vente annoncée jeudi. Et il s’agit d’un portefeuille si prometteur en perspectives de gains. Mais Fabrice Zumbrunnen a aussi pris des engagements très forts à ce sujet.

Les bâtiments ne seront ainsi pas vendus avant que les repreneurs des enseignes ne soient connus, ainsi que leurs projets. Le destin des immeubles ne devra en outre pas compromettre la pérennité des activités de distribution des acquéreurs.

Tenant compte de tous ces éléments stratégiques, Fabrice Zumbrunnen n’a pas pu résister. Le manager a en effet dévoilé quelques émotions: «Cela me fait mal de me séparer de ces entreprises. Je suis moi-même un client de Globus et d’Interio.» Philippe Rodrik

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