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Un second cadre de Credit Suisse aurait été surveillé

Un ex-membre du directoire a fait l'objet d'une filature en février, sept mois avant Iqbal Khan, selon la «NZZ».

La filature de l'ancien chef des ressources humaines de Credit Suisse s'intitulait «projet Küsnacht».
La filature de l'ancien chef des ressources humaines de Credit Suisse s'intitulait «projet Küsnacht».
AFP

Nouvel épisode dans le polar Credit Suisse. La filature d’Iqbal Khan, son ancien banquier vedette parti rejoindre la rivale UBS, ne serait pas un cas isolé. Selon une enquête de la «NZZ» publiée ce mardi, un autre haut cadre aurait lui aussi été suivi sept mois auparavant.

Selon le quotidien zurichois, les circonstances pointent vers Credit Suisse comme commanditaire. Intitulée «projet Küsnacht», l'opération aurait duré trois jours, du 20 au 22 février. Quatre voitures, chacune avec deux personnes à bord, ont été mobilisées pour cette mission. Son objectif: dresser un tableau des déplacements de la cible en consignant rendez-vous, personnes rencontrées, lieux visités. Les trois jours d’observation auraient coûté 12 000 francs.

Débauché par Tidjane Thiam

La «NZZ» affirme être en possession de documents et images prouvant la filature. Publiée dans le journal, une photo datée au 22 février montre un homme de dos, à 6 h 14 du matin, à l’aéroport de Zurich. Selon le journal, il s’agit de Peter Goerke, l'ex-chef des ressources humaines et membre du directoire. Tidjane Thiam l’a débauché fin 2015. Les deux hommes se connaissaient pour avoir travaillé ensemble auprès de l’assureur britannique Prudential.

Pourquoi ses faits et gestes étaient-ils scrutés? Les raisons de l’opération ne sont pas connues. Quatre jours après la fin de la filature, le 26 février, Tidjane Thiam a annoncé que le haut cadre quittait la direction pour devenir «senior advisor».

Ces révélations mettent à mal Credit Suisse après le scandale de la filature ratée de son ancien numéro deux, Iqbal Khan. Fin octobre, Tidjane Thiam et Urs Rohner, président du conseil d’administration, avaient assuré qu’il s’agissait d’un cas isolé. Credit Suisse soutient que, dans l’enquête diligentée pour faire la lumière sur la filature d’Iqbal Khan, rien n'indiquait qu'un autre collaborateur avait été épié.

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