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GenèveRomain Gauthier fête sa première au SIHH

L'horloger de la Vallée de Joux participe pour la première fois au Salon international de la horlogerie.

Romain Gauthier fait cette année son entrée au 28e Salon international de la haute horlogerie (SIHH) de Genève, dans un contexte positif. L'entreprise a réalisé un très bon exercice 2017, porté notamment par des efforts de communication.

«On m'a beaucoup posé la question de pourquoi je n'y étais pas!», répond mercredi en souriant Romain Gauthier, patron de la marque éponyme, interrogé sur la raison de sa présence au salon. «Au début, je pensais que cela se faisait beaucoup plus par sélection, mais je me suis rendu compte que je n'avais simplement jamais véritablement émis le souhait d'y participer, peut-être en raison d'une certaine forme d'humilité», a-t-il expliqué à l'ats en marge du SIHH.

Pour Romain Gauthier, la présence à ce salon, proche de la Vallée de Joux, a du sens, ne serait-ce que d'un point de vue géographique. En outre, l'événement genevois, de par sa thématique axée sur la haute horlogerie, correspond parfaitement au positionnement de la marque.

Pour se démarquer, la maison basée au Sentier (VD), fondée en 2005, a en effet misé depuis ses débuts sur le marché de niche du très haut de gamme et des produits dédiés aux collectionneurs. Elle fabrique entre 40 et 50 pièces par année, dans une gamme de prix oscillant entre 50'000 et 150'000 francs.

Travail de communication

L'an dernier, Romain Gauthier a réussi un exercice très positif, le meilleur de son histoire en termes de quantités, relève son patron. «Nous n'arrivons pas à produire ce que nous avons en commande».

La marque récolte notamment les fruits d'un intense travail de communication, mené depuis environ deux ans. «Pendant les dix premières années, j'étais peut-être plus préoccupé à développer une manufacture, d'être capable de fabriquer ce que l'on conçoit. Mais cela n'a pas de sens si personne ne nous connaît et n'est informé de ce que l'on fait et de pourquoi on le fait», souligne M. Gauthier.

A ses débuts axée presque uniquement sur l'Asie, la manufacture vaudoise s'est depuis beaucoup diversifiée. «Sur les deux dernières années, les Etats-Unis se développent beaucoup. Ils étaient clairement le marché numéro un l'an dernier, même si l'Asie est toujours là», précise le directeur, titulaire d'un MBA en gestion d'entreprise.

La firme, qui gère la totalité de la fabrication des composants de ses mouvements, ne cherche à l'heure actuelle pas véritablement à embaucher, mais recherche toutefois des profils, des compétences différentes, note encore M. Gauthier. Elle emploie à l'heure actuelle une vingtaine de personnes.

(ats)

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