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«Les résultats de Richemont se révèlent plutôt décevants»

Dès l’ouverture de la Bourse suisse, les investisseurs ont manifesté leur mécontentement au sujet des résultats du groupe genevois.

Olivier Vogelsang (archives)

«Les résultats du groupe genevois Compagnie Financière Richemont SA se révèlent plutôt décevants», estime Jérôme Schupp, analyste actions chez Prime Partners SA. La société, détentrice de nombreuses marques de produits de luxe, a certes présenté de solides résultats pour l’exercice écoulé, clos à la fin mars. Ils se révèlent cependant très inférieurs aux attentes. Dès l’ouverture de la Bourse suisse, ce vendredi matin, les investisseurs ont d’ailleurs manifesté leur mécontentement: le recul de l’action Richemont oscillait entre 7,7 et 5,4% en début de matinée, à un peu plus de 90 francs.

En début de semaine, le consensus des analystes portait encore sur une prévision de hausse du bénéfice net de Richemont de près d’un quart, à 2,2 milliards de francs. La firme n’annonce finalement qu’une hausse de 1%, à 1,221 milliard d’euros (1,47 milliard de francs), par rapport à l’exercice précédent. «La déception vient du secteur horloger où d’importants stocks d’invendus ont dû être rachetés par la firme. Ces montres avaient dû être produites entre 2015 et 2016, deux années difficiles pour l’industrie horlogère suisse, jusqu’au rebond de l’an dernier», relève Jérôme Schupp.

Répétition de charges

Ces opérations de rachat d’invendus ont coûté environ 200 millions d’euros entre avril 2017 et mars 2018. Ce mode de gestion est susceptible d’inspirer des doutes parmi les investisseurs. Et pour cause! Des rachats de montres invendues avaient déjà coûté 249 millions d’euros à Richemont un an plus tôt. Le système avait notamment profité à la marque Cartier. Dont dépendraient plus des deux tiers du chiffre d’affaires de la maison mère, selon l’établissement allemand Berenberg Bank. L’impact du rachat de montres invendues sur le bénéfice opérationnel (Ebit) retient tout particulièrement l’attention de René Weber, analyste financier à la Banque Vontobel: «Il est certes plus important qu'anticipé, mais l’opération assure une bonne base pour le nouvel exercice.»

Jérôme Schupp fait lui aussi preuve d’un relatif optimisme: «Richemont devrait faire preuve de modération, à l’avenir, dans ses volumes de production. Les excès sont souvent liés à des phases d’euphorie, suscitant ensuite des masses d’invendus dès le début d’un nouveau ralentissement. Le groupe genevois a probablement déjà tiré les leçons de ses dernières expériences.» L’analyste financier remarque en outre que Richemont s’est montré transparent en se portant au secours des détaillants et en leur rachetant leurs stocks.

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