En quatre jours, «Avengers» rapporte 1,2 milliard à Disney

CinémaLes films de superhéros de Marvel permettent au groupe américain de viser le record de recette détenu par «Avatar».

Le film «Avengers: Endgame» est parti pour dépasser «Avatar» et ses 2,9 milliards de dollars de revenu réalisés en 2009.

Le film «Avengers: Endgame» est parti pour dépasser «Avatar» et ses 2,9 milliards de dollars de revenu réalisés en 2009. Image: MARVEL STUDIOS

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Pas l’ombre d’une ride pour les super-héros. Quatre jours après sa sortie, le film «Avengers: Endgame» a déjà permis au groupe Disney de récolter 1,2 milliard de dollars. Un record absolu après un premier week-end en salle.

The Walt Disney Company a déjà cassé la baraque l’année dernière. La firme a trusté les deux premières places au hit-parade avec deux productions aux héros dotés de superpouvoirs: «Avengers: Infinity War» a rapporté 2 milliards, alors que «Black Panther», film sur le premier super­héros noir de la pop culture américaine, a permis d’engranger 1,3 milliard.

Disney ne doit pas regretter d’avoir repris, pour 4 milliards, les studios Marvel et sa pépinière à superhéros en 2009. D’«Iron Man» à «Captain America», en passant par «Thor», les 22 films Marvel ont rapporté 19,9 milliards de recettes en une décennie à peine.

Le reste de l’année va s’avérer porteur pour Disney. Le groupe sort plusieurs films à fort potentiel, dont les revenus pourraient dépasser le milliard de dollars. C’est qu’il y en aura pour tous les goûts: «La reine des neiges 2», «Star Wars IX», «Toy Story 4» ou encore «Le roi lion».

Ce n’est pas tout. La récente absorption de sa concurrente la 20th Century Fox («X-Men», «Les quatre Fantastiques», «Les Simpson») pour la coquette somme de 71,3 milliards semble séduisante. Par ce rachat, Disney met la main sur le producteur d’«Avatar». «Disney va profiter en 2020 et 2021 des films «Avatar» 2 et 3 que vient de terminer James Cameron», confie Jérôme Schupp, analyste chez Prime Partners à Genève. Avec près de 2,8 milliards de recettes récoltées en 2009, «Avatar» reste le film ayant engrangé le plus de dollars de toute l’histoire du cinéma.

Investisseurs convaincus

Que pensent les investisseurs? L’action Disney s’est refait une santé récemment. «Le titre a grimpé de plus de 25% depuis début avril», observe l’analyste. Cela n’est pas seulement lié aux revenus générés par les superhéros. Une récente présentation de la stratégie du groupe semble avoir convaincu les marchés. Disney va mettre le paquet sur les plateformes numériques. Il est vrai que la firme a du chemin à rattraper en matière d’offre de vidéos à la demande par abonnement (SVOD), dominée par Netflix et Amazon.

Cela étant, l’adoption de cette stratégie n’a pas empêché de vives critiques de se faire entendre. C’est une affaire de (très) gros sous pour certains. Le patron du groupe, Bob Iger, a gagné 65,7 millions l’année dernière, un montant considéré comme «dément» par Abigail Disney, la petite-fille du cofondateur du groupe, Roy Disney. Presque un salaire de superhéros.

Il n’empêche, le groupe a des atouts en main. Au travers de la reprise de la plateforme Hulu et du lancement de Disney+, il vise un portefeuille clients de 60 à 90 millions de personnes. «L’objectif affiché est agressif mais réalisable», estime Jérôme Schupp. De Pixar à Marvel, Disney pourra s’appuyer sur un important catalogue de films pour asseoir sa stratégie.

Quelle stratégie, justement? Disney+ devrait proposer les programmes pour enfants et familles, alors que Hulu devrait viser le public adolescent et adulte, le tout complété par le canal sportif ESBN. Le groupe semble très agressif en termes de prix. L’offre en streaming de Disney + est quelque 30% moins chère que celle de son concurrent Netflix. Ce dernier compte 140 millions d’abonnés dans le monde, parmi lesquels 58 millions d’Américains. «Une récente étude montre qu’une dizaine de millions de clients de Netflix seraient prêts à basculer vers l’offre de Disney aux États-Unis», relève l’analyste. D’autres ont davantage de doutes. «Il n’est pas certain que le consommateur américain accepte de souscrire à un abonnement spécifique pour accéder au contenu de Disney, alors que les familles en ont déjà trois ou quatre en moyenne», s’inquiète Anton Sussland, financier indépendant à Genève.

Les parcs visent la lune

Autre axe de développement, le futur passera toujours par les parcs à thème. «Les parcs Disney en Floride et en Californie s’ouvrent cette année à l’univers de «La guerre des étoiles», ce qui va relancer le nombre de visiteurs», s’enthousiasme Jérôme Schupp. Un argument de poids. Les parcs d’attractions ont représenté l’année dernière, avec 20 milliards de dollars, le tiers des revenus du groupe.

Pour mémoire, la firme américaine a repris pour 4 milliards Lucasfilm – et donc les droits de «La guerre des étoiles» – en 2012. Un pari gagnant. Le premier film produit par Disney, «Star Wars: Le réveil de la force», a généré plus de 2 milliards de dollars de revenu en 2015. Du solide, quoi.

Créé: 29.04.2019, 18h20

19,9

En milliards de dollars, les recettes générées depuis 2009 par les 22 films sortis des studios Marvel.

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