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WEF 2013Pierre Moscovici réfute toute «guerre fiscale» avec la Suisse

Le ministre français des finances a réfuté vendredi à Davos toute «guerre fiscale» avec la Suisse. Après avoir rencontré Eveline Widmer-Schlumpf, il se dit prêt à faire «plus de pédagogie» après les «émotions» sur les forfaits fiscaux.

Le ministre de l'Economie français, Pierre Moscovici. (25 janvier)
Le ministre de l'Economie français, Pierre Moscovici. (25 janvier)
Keystone
Eveline Widmer-Schlumpf avec Pierre Moscovici.
Eveline Widmer-Schlumpf avec Pierre Moscovici.
Keystone
En plus des présidents de la Malaisie, du Myanmar (Birmanie) et du Laos, le président philippin Benigno Aquino a confirmé sa participation à l'édition 2013 du WEF.
En plus des présidents de la Malaisie, du Myanmar (Birmanie) et du Laos, le président philippin Benigno Aquino a confirmé sa participation à l'édition 2013 du WEF.
Keystone
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Pierre Moscovici a rencontré Eveline Widmer-Schlumpf dans le cadre du Forum économique de Davos.

«Il n'y pas de guerre fiscale mais une proche coopération» entre la Suisse et la France, a affirmé Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial (WEF) . «Nous n'avons pas résolu un problème» en 30 minutes, a-t-il ajouté. Il rencontrait pour la première fois la cheffe du Département fédéral des finances (DFF).

«Nous ne voulons pas de double exonération», a-t-il expliqué pour justifier la dénonciation récente de la convention de double imposition avec la Suisse. Mais après l'«émotion» provoquée par cette remise en cause des forfaits fiscaux, il s'est également dit prêt à faire «plus de pédagogie» et à préciser les mesures que souhaite la France, au terme d'une rencontre qu'il a qualifiée de «bonne».

«En voie de finalisation»

Selon lui, la convention sur les successions est en revanche «en voie de finalisation». Il a invité Eveline Widmer-Schlumpf à venir la signer en France lorsqu'elle aura été ratifiée par les deux parlements. En revanche, l'affaire du compte éventuel qu'aurait eu le ministre français du budget Jérôme Cahuzac à UBS n'a pas été évoquée avec Mme Widmer-Schlumpf.

Pierre Moscovici a également évoqué la volonté française de taxer 75% des revenus des plus riches. La loi retoquée sera dévoilée dans quelques semaines et demandera un effort temporaire, sur deux ans. Elle respectera les principes de la décision récente du Conseil constitutionnel et l'esprit de la loi qui avait été votée. Il a encore dit ne pas avoir «senti de préoccupation à ce sujet» au WEF.

ats

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