Pierre Cardin porté à Genève par son œuvre et sa muse

ModeDes mannequins de l’agence lausannoise Square Agency présentent avec brio la dernière collection du créateur français à l’Hôtel des Bergues.

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Pierre Cardin devait nous recevoir vendredi après-midi dans sa suite de l’Hôtel Le Richemond. Le nonagénaire, véritable icône du XXe siècle, a toutefois été pris d’un terrible mal de dos dans la matinée. Il a dû renoncer. Sa plus fidèle muse, Maryse Gaspard, nous a cependant livré quelques confidences sur sa carrière et ses relations avec le pionnier du prêt-à-porter. Juste avant que n’entrent en scène les mannequins de l’agence lausannoise Square Agency.

Contrairement à ce qui était prévu, Pierre Cardin n’a pas pu venir à Genève vendredi. Ce natif de Vénétie n’a pas moins brillé au bout du Léman, du fait même de la force de ses œuvres. Sa collection présentée vendredi s’inspirait sensiblement de celle offerte à ses fans le 9 juillet 2016, au Centre culturel de Bonnieux, dans le Vaucluse. Il s’agit souvent de robes courtes noires, avec martingale et empiècements de couleurs vives. Des hommes sont aussi apparus torse nu, portant des pantalons noirs ou colorés, plutôt amples et retenus par des bretelles. En ce début d’automne, Pierre Cardin paraissait notoirement inspiré par les lunettes de soleil féminines, d’une esthétique à vocation futuriste. Un peu comme toute l’œuvre de Pierre Cardin d’ailleurs.

La directrice de Square Agency, Sandy Juillerat, et la directrice couture de Pierre Cardin, Maryse Gaspard, ont mené ce défilé d’une main de maître. La seconde travaille il est vrai avec la lucidité d’un vrai protagoniste de l’histoire de la mode. Cette enfant de Paname est entrée au service de Pierre Cardin il y a plus de cinquante. Elle est devenue star en défilant en 1979 sur la Muraille de Chine. Une expérience inédite, tant pour un couturier que pour un modèle.

Maryse Gaspard et Pierre Cardin se sont tant entendus que son ex-mannequin est devenu l’ingénieur de ses ateliers. «Je me rapproche ainsi d’un rêve d’enfant: devenir styliste», nous a confié la complice du créateur, banni pendant dix ans de la Chambre syndicale de la couture après avoir osé, en 1957, un défilé dans un grand magasin de Paris, Le Printemps. Cet acte de pionnier allait nous conduire au prêt-à-porter. Touchée de près par la diversification se développant dans la demande de mannequins actuellement, l’élégante septuagénaire est encore sollicitée comme modèle.

«Notamment par Jean-Paul Gauthier, un ancien de la maison Pierre Cardin», rappelle Maryse Gaspard. Celle-ci ne cède cependant plus à l’attrait de la scène. Peu importe! Tonnerre d’applaudissements au terme du défilé organisé par la Banque Dukascopy. Des centaines de personnes se pressaient dans les salons de l’Hôtel des Bergues pour célébrer la mode.

Créé: 22.09.2017, 21h18

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