Passer au contenu principal

Les Paradise Papers font réagir en Suisse

Au lendemain des premières révélations, les politiciens et experts réagissent.

Politiciens, organisations non gouvernementales et même un conseiller fédéral: les premières révélations des Paradise Papers, autour du géant des matières premières Glencore et de l’homme d’affaires controversé Jean-Claude Bastos, ont déjà suscité de nombreuses réactions en Suisse.

Le Conseiller national genevois socialiste, Carlo Sommaruga, a déclaré: «Nous ne devons pas être indifférents au fait que des sociétés suisses, telles que Glencore, empochent des milliards en Afrique, alors que la population locale vit dans la pauvreté la plus profonde.» Le Parti socialiste souligne l’importance de l’initiative pour des multinationales responsables, qui sera prochainement débattue au parlement.

«Pour empêcher l’optimisation fiscale agressive et la corruption, il est nécessaire de rendre transparent, pays par pays, le chiffre d’affaires, les profits et les impôts payés lorsque des sociétés offshore sont impliquées», estime pour sa part Oliver Classen de l’ONG Public Eye.

«Nous ne devons pas être indifférents au fait que des sociétés suisses, telles que Glencore, empochent des milliards en Afrique, alors que la population locale vit dans la pauvreté la plus profonde»

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est exprimé hier sur une radio alémanique sur le cas de Monika Ribar, la présidente des CFF qui a siégé dans une société offshore de l’homme d’affaires controversé suisso-angolais, Jean-Claude Bastos: «Les devoirs en matière de due dilligence sont particulièrement élevés, pas seulement pour les régies fédérales. J’attends que tous soient suffisamment sensibilisés et prennent soin de ne pas prêter le flanc à la critique.»

Walter Fust, l’ancien chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC), qui détenait une société avec le gestionnaire suisse du fonds souverain de l’Angola Jean-Claude Bastos, affirme qu’il dirigera désormais seul cette société. «Nous avons pris cette décision durant l’été, cela n’a pas de lien avec les recherches menées par les journalistes.»

Le Ministère public de la Confédération affirme de son côté suivre de près les révélations. «Nous suivons l’évolution en étant particulièrement attentifs à d’éventuels délits qui entreraient dans notre champ de compétence.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.