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Les loyers sont 40% trop chers

D’après Raiffeisen, si les gérances avaient suivi les réductions prescrites par le Code des obligations, le prix du locatif serait loin des sommets actuels.

L'écart se creuse entre loyers et évolution des taux hypothécaires.
L'écart se creuse entre loyers et évolution des taux hypothécaires.
Laurent Guiraud

«L'histoire et la situation actuelle soulignent que la répercussion des modifications des taux de financement sur les loyers marche surtout dans un seul sens, puisqu’en réalité ceux en cours devraient être jusqu’à 40% moins chers». Voilà la conclusion à laquelle les spécialistes de la Banque Raiffeisen sont arrivés en se basant sur un indice réalisé spécifiquement pour une étude consacrée au marché immobilier.

«Dindons de la farce»

Concrètement, l’outil développé à cette occasion analyse de quelle manière auraient dû évoluer les loyers suivant la réduction progressive des taux. Et là, l’écart entre l’évolution réelle et celle hypothétique calculée par les spécialistes de la banque est frappant. De quoi faire immédiatement réagir l’Asloca: «Les locataires sont les dindons de la farce en cette longue période de taux bas», considère l’association qui défend leurs droits.

Malgré nos sollicitations auprès d’acteurs du milieu, - bailleurs et Fédération romande immobilière (FRI) -, nos demandes de réactions mercredi sont restées lettre morte. «Après analyses de vos questions (envoyées mercredi à 9 h 30) et du rapport, nous regrettons de vous informer que Wincasa ne sera pas en mesure de vous répondre», précise la société en charge de sa communication en évoquant un délai de réponses trop serré.

Quant à Domicim, cette gérance lausannoise rachetée en juillet 2015 par Foncia n’a pas du tout donné suite à nos sollicitations. Ces dernières années, plusieurs bailleurs ont toutefois très souvent invoqué la hausse des coûts d’entretien pour justifier le peu d’évolution de leur politique tarifaire.

Fossé avec les propriétaires

Cette situation aurait même un «double effet kiss cool», puisqu’elle aurait contribué à la surchauffe rencontrée sur le marché du logement en propriété (PPE). «Pendant que les loyers augmentent constamment dans les faits, la charge des coûts du propriétaire a considérablement diminué», indiquent les analystes de la banque dans leur rapport. Pour le leader des prêts hypothécaires en Suisse, «le regain d'attractivité relative des PPE est donc aussi la conséquence d'un droit du bail laxiste».

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