Passer au contenu principal

«Une interdiction de la chasse au trophée me paraît pertinente»

Le président de la Fédération des chasseurs romands, Pascal Pittet, goûte peu la chasse pour des cornes, des bois ou des têtes d'animaux.

Pascal Pittet, président de la Fédération des chasseurs romands, forte de plus de 4000 membres.
Pascal Pittet, président de la Fédération des chasseurs romands, forte de plus de 4000 membres.
ETIENNE FRANCEY

Le reportage de l’émission «Mise au Point» (Radio Télévision Suisse), diffusé le dimanche 3 novembre, semble avoir eu le mérite de susciter un débat aussi prompt que constructif. Comme en témoigne cet entretien avec Pascal Pittet, président de la Fédération des chasseurs romands, forte de plus de 4000 membres.

Une éventuelle interdiction de la chasse au trophée par le gouvernement valaisan, vous attriste-t-elle?

Pas du tout! La chasse au trophée a été introduite dans ce canton il y a près d’une trentaine d’années. Mais elle n’est plus comprise aujourd’hui. Son éventuelle interdiction par le Conseil d'État ne me dérangerait absolument pas. Une telle mesure me paraît même pertinente de nos jours.

Qu’entreprendrez-vous pour assurer le maintien d’une chasse éthique en Valais?

Nous avons une séance de comité le 16 novembre. Nous écouterons donc attentivement les informations des représentants de nos membres valaisans. Ceux-ci ont déjà manifesté, de façon encore informelle certes, leur désapprobation à propos de la chasse au trophée. Je peux donc déjà m’imaginer que cette forme de chasse cessera en Valais dans un avenir proche.

Doit-on faire une distinction entre la chasse traditionnelle, liée à la consommation de viande de gibier, et la chasse au trophée?

Absolument! La Fédération romande des chasseurs promeut une chasse éthique, pratiquée depuis des siècles en Valais et dans toute la Suisse. Les venaisons alimentent une gastronomie de gibier, partagée en famille ou entre amis. Cette activité s’inscrit depuis toujours dans les traditions helvétiques.

La chasse au trophée persistera-t-elle dans certains cantons?

Une telle perspective me paraît fort peu probable, si la décision d’une interdiction en Valais se confirme.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.