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CoronavirusL'indicateur du KOF s'effondre en avril

L'indicateur d'activité en Suisse a chuté de 17 points. Ce qui veut dire que les firmes évaluent leur situation de façon plus négative que lors de la crise financière de 2009.

Sans surprise, le secteur de la restauration est le plus impacté.
Sans surprise, le secteur de la restauration est le plus impacté.
Keystone

L'indicateur d'activité en Suisse compilé par le KOF s'est effondré en avril, sous le coup des mesures de confinement mises en place contre le coronavirus. Et la situation devrait encore se dégrader ces prochains mois, selon les économistes de l'institut zurichois.

Le KOF, qui effectue périodiquement un sondage auprès de 4500 sociétés, a vu son indicateur d'activité chuter à -17,0 points en avril, contre encore 19,1 points en mars et 22,2 points en février, a indiqué l'institut mardi dans un communiqué. «Au vu de la pandémie de Covid-19, les entreprises évaluent leur situation d'une manière encore plus négative que lors de la crise financière de 2009», ont souligné les spécialistes du KOF.

Restauration, services et commerce de gros les plus impactés

Sans surprise, les secteurs de la restauration (-45,6 points), des services (-34,4), du commerce de gros (-28,1) et de détail (-22,1) ont été les plus sévèrement touchés par les restrictions sanitaires. La construction ( 4,9) et les services financiers ( 11,9), bien qu'en forte baisse, ont tiré leur épingle du jeu.

«Après une période de stabilité pendant presque deux ans, le coronavirus a provoqué un effondrement» de l'activité dans la restauration, en raison de la fermeture des établissements et de l'absence de touristes.

La situation est similaire pour les commerçants qui ont dû majoritairement fermer leurs enseignes. L'indicateur d'activité dans ce secteur a chuté à un niveau inédit depuis 15 ans. L'alimentaire devrait bénéficier d'une certaine stabilité, mais les autres acteurs sont pessimistes en matière de chiffre d'affaires. En raison des stocks massifs, les détaillants craignent une guerre des prix.

Les différentes activités de services ne vont guère mieux, notamment dans les domaines des loisirs, de l'art, du tourisme et de l'emploi intérimaire. Le social et la santé ne sont pas épargnés par cette lame de fond, plutôt provoquée par un effondrement de la demande que par les restrictions d'activité.

ats

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