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Etats-UnisL'indépendance de la Fed est «menacée»

La présidente Janet Yellen a mis en garde contre des pressions politiques alors que des élus du Congrès veulent restreindre sa marge de manoeuvre.

Janet Yellen a estimé que l'économie des Etats-Unis était «plutôt solide».
Janet Yellen a estimé que l'économie des Etats-Unis était «plutôt solide».
Keystone

L'indépendance de la banque centrale américaine (Fed) est cruciale. Mais elle est «menacée» par des pressions politiques, a mis en garde sa présidente Janet Yellen.

«Une forme de menace pèse sur notre indépendance», a déclaré Mme Yellen lors d'une séance de questions-réponses à l'Université du Michigan au nord des Etats-Unis. La responsable a notamment évoqué plusieurs propositions de lois déposées par des élus du Congrès qui visent à restreindre la marge de manoeuvre de la Fed.

La responsable n'a pas mentionné Donald Trump. Mais le président républicain avait directement fait pression sur la Fed pendant sa campagne en l'accusant d'avoir fait le jeu des démocrates.

Selon elle, la capacité de la banque centrale à prendre des décisions de politique monétaire «sans être soumise à des pressions politiques à court terme», est toutefois «très importante». Mme Yellen a pris soin d'ajouter que cette indépendance statutaire n'empêchait pas la Fed de «rendre des comptes» ou d'être «transparente».

Solide économie

S'exprimant sur la conjoncture américaine, la présidente de la Fed a par ailleurs assuré que l'économie des Etats-Unis était «plutôt solide». A la mi-mars, la Fed avait d'ailleurs décidé de relever une nouvelle fois ses taux face à l'amélioration de l'économie américaine.

Janet Yellen a noté que le taux de chômage (4,5%) était «légèrement inférieur» à ce qu'elle-même et ses collègues considèrent être le seuil du plein-emploi. Et elle a assuré que l'économie américaine devrait continuer à croître à un «rythme modéré».

Alors que l'administration Trump a lancé une offensive dérégulatrice, notamment dans le secteur financier, dans l'espoir de doper l'activité, la patronne de la Fed a fait entendre une voix légèrement dissonante. «Si vous examinez les données objectives, je ne pense pas que l'on puisse dire que les régulations aient asphyxié le crédit bancaire», a assuré la dirigeante.

(ats)

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