L'horlogerie, une mine d'or pour quatre cantons romands dont Genève

EtudeL’Observatoire BCV fait le portrait de cette industrie à qui tout réussi et qui est portée essentiellement par quatre cantons romands, dont Genève. C’est sûr, le haut de gamme est son meilleur filon.

Photo d'illustration. Avec plus de 10 000 emplois, le secteur horloger est de première importance à Genève.

Photo d'illustration. Avec plus de 10 000 emplois, le secteur horloger est de première importance à Genève. Image: Pierre Albouy/Tribune de Genève

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Dans l’ouest de la Suisse, l’industrie horlogère a la faculté de briller plus que partout ailleurs. Pas étonnant, si on se plonge dans l’étude publiée hier par l’Observatoire BCV de l’économie vaudoise intitulée «De l’or dans la montagne !» On y apprend que ce secteur ne pèse aujourd’hui toujours que 1,5% de l’économie suisse, en terme de PIB, mais qu’il représente 45% dans la valeur de toutes les exportations horlogères dans le monde! La Suisse est ainsi numéro un mondial, loin devant Hong Kong et la Chine. Or, quatre cantons romands, Neuchâtel, Genève, Vaud et le Jura, contribuent pour 70% à la valeur ajoutée de cette branche.

Les chiffres compilés par Jean-Pascal Baechler, l’auteur de cette recherche, ne dévoilent guère de surprises. Néanmoins, assemblés avec précision, ils mettent en relief la valeur actuelle de ce filon découvert dès le XVIIe siècle par quelques génies de la microtechnique installés à Genève et dans l’Arc jurassien. Selon les estimations de l’institut Créa de l’Université de Lausanne, le PIB suisse a progressé de 2% entre 1997 et 2012, alors que la valeur ajoutée de la branche augmentait au rythme de 4,5% par an et même de 5,7% dans les quatre cantons au cœur de cette industrie.

«En quatre décennies, les exportations de montres suisses ont été multipliées par huit, pour s’inscrire en 2012 à 21,4 milliards, un niveau record». L’explication de ce «formidable succès», en forme de pépite, tient à la stratégie commune des fabricants implantés en Suisse romande de se concentrer essentiellement sur le haut de gamme. Les montres suisses sont en effet de plus en plus chères, explique Jean-Pascal Baechler qui relève que le prix moyen à l’exportation – en francs courants – est passé de 149 francs en 1988 à 693 francs en 2012.

Avec plus de 10 000 emplois, le secteur horloger est de première importance à Genève. Toutefois, si on reporte la part de ces emplois (4,4%) à son poids dans l’économie, estime le chercheur, ce chiffre est à relativiser. Car d’autres branches, notamment financière, prennent le dessus. En terme d’image toutefois, l’horlogerie reste un des piliers de la Suisse dans le monde.

(TDG)

Créé: 16.04.2013, 17h04

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