Passer au contenu principal

L’horlogerie célèbre la fin de sa crise à Palexpo

Le SIHH a ouvert ses portes lundi. Vingt mille visiteurs – avant tout des professionnels – sont attendus au premier rendez-vous majeur du secteur en 2018.

La 28e édition du Salon international de la haute horlogerie a démarré hier sous de bons auspices à Palexpo.
La 28e édition du Salon international de la haute horlogerie a démarré hier sous de bons auspices à Palexpo.
Keystone

Si le succès d’une manifestation se mesure à l’aune du temps d’attente à l’entrée – plus d’une heure lundi matin – la 28e édition du Salon international de la haute horlogerie (SIHH) démarre sous de bons auspices. Les trente-cinq marques horlogères présentes dans des halles de Palexpo – méconnaissables avec leurs tentures crème – attendent 20 000 visiteurs, contre 16 000 il y a un an. Vendredi, la journée dédiée au «grand public» – les passionnés devront débourser 70 francs – compte sur 5000 visites, le double de l’an dernier.

Une fréquentation qui reflète le redressement d u secteur depuis l’été dernier, après un creux de plus de deux ans. Les ventes de la division montres et joaillerie de LVMH ont progressé de plus de 10% l’an dernier, a déclaré dimanche le responsable de la marque Hublot – qui appartient au conglomérat du luxe. Le coprésident de la maison genevoise Chopard, Karl-Friedrich Scheufele, estime dans L’Agefi que la croissance de 10% de ses ventes en 2017, un «bon millésime», devrait «se prolonger en 2018».

Les années folles sont loin

«New normal» est le terme en vogue dans les couloirs du salon, une sorte de sérénité suivant les années d’euphorie puis de crise. «Ce sont à nouveau les acheteurs – et non les vendeurs – de montres qui font la loi», admet-on chez Richemont, conglomérat du luxe qui vend pour près de 3 milliards de francs de montres par an. «Nous ne voyons pas notre réseau de magasins s’accroître de façon importante à l’avenir», poursuit-on au sein d’un groupe qui règne sur 1100 boutiques et 700 franchises dans le monde.

Les profits sont bien là

«On est reparti sur des bases plus saines», confirme Christophe Laborde, spécialiste du secteur au sein de la banque Bordier & Cie à Genève. Il voit l’horlogerie suisse engranger des ventes en hausse de 5 à 8% par an. Les hausses de prix délirantes sont reléguées à un passé durant lequel «on a vendu n’importe quoi à n’importe quel prix», admet-on chez Richemont. Pour le conglomérat des bords du Léman, l’analyste de Bordier table sur des prix en hausse de 2% à 8%, selon le type de montre.

Les marges bénéficiaires sont donc loin d’être totalement rabotées. Et cela d’autant plus que les géants du luxe ont multiplié les économies. Les stocks de montres invendues qui engorgeaient toutes les boutiques? Apurés, Cartier restant l’exemple en la matière. Des restructurations qui touchent également des manufactures qui s’industrialisent. «Nous avons construit une base solide de mouvements et tentons d’exploiter beaucoup plus les synergies transversales entre nos différentes marques», expliquait-on lundi dans l’entourage de la direction de Richemont. La page des licenciements semble également tournée. Le groupe, dont les marques dominent le SIHH, se disait lundi «satisfait» des effectifs de ses différentes maisons.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.