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La guerre pour éviter une profonde récession est lancée

Les États réagissent pour éviter un krach de l’économie mondiale.

Image d'illustration.
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Keystone

Presque 30% de baisse en quelques semaines, puis un rebond de 9% vendredi dernier. Une telle volatilité boursière aux États-Unis n’avait plus été vue depuis la crise financière de 2008. Le symptôme est inquiétant. Le coronavirus qui grippe l’économie mondiale va provoquer une récession mondiale.

Même si les gouvernements et banques centrales sortent l’artillerie lourde pour circonscrire l’incendie, la profondeur de la récession n’est pas claire pour autant. Certains économistes sont nettement négatifs. «Nous ne sommes pas en 2008, mais bien davantage en 1973, écrit Jean-Yves Archer dans «Les Échos». La crise, la mutation écologique, les tensions géopolitiques vont nous contraindre à revisiter sérieusement nos lignes de forces productives.»

En vérité, de la pharmaceutique à l’informatique, en passant par l’industrie des machines, des dizaines de secteurs devront réduire leur sino-dépendance apparue comme une source de fragilité. Cela pourrait peser durablement sur la croissance.

Ce n’est pas tout. Il devient évident que le coronavirus, devenu pandémie, est plus difficile à maîtriser que ce que beaucoup estimaient encore récemment. «Plus on avance, plus il est clair que ce satané coronavirus est plus complexe que prévu et que son indice de contagion ressort chaque jour davantage plus nettement.»

Un terrain susceptible de peser fortement sur l’économie. En clair, une mise en quarantaine permanente des États-Unis et de l’Europe risque d’engendrer une violente récession mondiale. «Mais nous sommes toutefois globalement beaucoup mieux préparés qu’en 2009, notamment grâce à la force du système financier», estime Burkhard Varnholt, responsable de l’investissement de Credit Suisse. Les gouvernements détiennent l’une des clés pour limiter la casse. Jauge de l’économie, les marchés boursiers ont d’ailleurs très bien réagi à la suite de la déclaration, vendredi, de l’état d’urgence par Washington. Une décision qui permet de débloquer des fonds d’environ 50 milliards pour lutter contre la maladie et autorise des mesures de soutien budgétaire pour l’économie américaine.

Berlin a frappé fort

L’Allemagne avait tiré la première salve. Berlin avait annoncé son intention d’aider les entreprises en favorisant les reports d’impôts et en annonçant un programme illimité de crédits via la Banque publique KfW pour assurer la liquidité des entreprises. «Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger les entreprises et les emplois», ont assuré les ministres allemands de l’Économie et des Finances, Peter Altmaier et Olaf Scholz. La Chine a aussi annoncé des mesures de soutien.

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À l’inverse, l’annonce de la Banque centrale européenne, jeudi, d’offrir davantage de liquidité aux banques pour soutenir les entreprises n’avait pas vraiment convaincu les investisseurs. La suite? Les dirigeants du G7 discutent ce lundi pour coordonner leur action dans la lutte contre le coronavirus en matière sanitaire, économique, financière et de la recherche.

Mais la véritable épreuve de vérité était prévue ce mercredi. La Banque centrale américaine était attendue au tournant. Après avoir déjà récemment réduit, sans attendre sa réunion régulière, ses taux directeurs pour soutenir l’économie, la Fed devait se réunir pour décider d’une éventuelle nouvelle baisse.

Une fois encore l'institut monétaire a pris tout le monde par surprise. Ce dernier a réduit drastiquement, dimanche, les taux directeurs américains, qui flirtent aujourd'hui avec le zéro pourcent. Une action forte destinée à apaiser les marchés.

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