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Crise de la detteLa Grèce prend officiellement les manettes de l'UE

Les présidents de la Commission et du Conseil européens doivent rencontrer dans l'après-midi le gouvernement grec.

La Grèce prend officiellement la direction de l'Union européenne pour six mois.
La Grèce prend officiellement la direction de l'Union européenne pour six mois.
AFP

La Grèce prend mercredi la présidence de l'UE pour six mois lors d'une cérémonie à Athènes en présence de plusieurs dirigeants européens.

Cette étape a une forte dimension symbolique plus de quatre ans après le début de la crise de la dette et à quelques mois des élections européennes.

Les présidents de la Commission et du Conseil européens, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy, font le déplacement à Athènes avec les 28 commissaires européens. Ils doivent rencontrer dans l'après-midi le gouvernement grec, comme ils le font pour chaque présidence de l'UE. Une conférence de presse est prévue à 17h15 (16h15 suisses) avec José Manuel Barroso et le premier ministre grec Antonis Samaras.

Des mesures de sécurité renforcées ont été prises et tout rassemblement est interdit dans le centre-ville, bouclé à la circulation dans l'après-midi.

Redevenir «un pays comme les autres»

Cette visite, dans le pays qui a été l'épicentre de la crise des dettes publiques européennes et qui a dû consentir de lourds sacrifices, risque de prendre une dimension particulière.

Pour la Grèce, l'enjeu est de redevenir un pays «comme les autres», selon l'expression de son Premier ministre. Lors de la présentation des voeux de fin d'année, il avait promis que 2014 marquerait la fin des plans d'assistance financière UE-FMI qui, depuis 2010, ont placé le pays sous perfusion financière.

Cette année doit aussi être celle où la Grèce tourne le dos à six années de récession. Le pays devrait enregistrer une modeste croissance de 0,6%, selon les prévisions du gouvernement et de la Commission européenne.

Sacrifices pas vains

Pour l'Europe, cette visite sera certainement l'occasion de rappeler que les prédictions les plus sombres, comme la sortie de la Grèce de la zone euro (le fameux «Grexit»), ne se sont pas réalisées et que les sacrifices du peuple grec n'ont pas été vains.

Avant les élections européennes fin mai, les dirigeants de l'UE se doivent de présenter un front uni afin de contrer une poussée des eurosceptiques de tous bords. «Il va falloir montrer de quoi empêcher la progression du populisme», résumait récemment le quotidien grec Kathimerini.

L'horizon reste sombre

Si le pire de la crise est bien passé, l'horizon reste encore sombre pour la Grèce, sous tutelle de ses créanciers. Athènes est confronté à un trou budgétaire qu'il va falloir combler et sa dette reste à des niveaux insupportables (autour de 175% du Produit intérieur brut), rendant difficile son retour sur les marchés de la dette à long terme.

Le pays espère obtenir un allongement du délai de paiement d'obligations grecques et une nouvelle baisse des taux d'intérêt, après un effacement de dette de 107 milliards d'euros consenti en 2012 par ses créanciers privés.

La présidence grecque n'entend pas se résumer à cela et veut également promouvoir, sur le plan économique, la coordination des politiques à dimension sociale et le financement des PME, un sujet qui concerne de près la Grèce, a souligné mardi le ministre des Finances, Yannis Stournaras.

Athènes veut également profiter de sa cinquième présidence de l'UE pour compléter le grand chantier de l'union bancaire et avancer sur les questions d'immigration et de politique maritime.

ats/afp

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