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Encore un magnat russe pris au piège du marché de l’art à Genève

Un marchand d’art est accusé de fraude par le milliardaire dont il a constitué une collection à plus de 600 millions de francs. C’est la deuxième affaire du genre en trois ans.

Le petit monde de l’art genevois est à nouveau pointé du doigt par un milliardaire russe.
Le petit monde de l’art genevois est à nouveau pointé du doigt par un milliardaire russe.
KEYSTONE

Attention, un oligarque peut en cacher un autre. Le petit monde genevois, où se sont longtemps croisés, à l’ombre des Ports Francs, marchands d’art madrés et experts en gestion de fortune ou en fiscalité, est de nouveau pointé du doigt par un milliardaire russe.

Il ne s’agit plus, cette fois, d’un ex-baron des mines de l’Oural, mais d’un industriel de la Baltique, passé par le sommet de l’appareil soviétique dans les années 80. Contacté, son avocat genevois s’oppose à toute mention de son nom dans la presse. La «Tribune de Genève» a appris que cet industriel et son fils, qui réside à Cologny, poursuivent eux aussi en justice, pour escroquerie, l’intermédiaire discret qui les a aidés à constituer une collection rassemblant plusieurs dizaines de toiles de maîtres. Des acquisitions dont la facture totale avait atteint, au fil des ans, plusieurs centaines de millions de francs.

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