Genève accueille la recherche sur les matières premières

Economie genevoiseLes représentants du secteur et ceux de l'Etat ont inauguré mardi soir l'Institut suisse pour la recherche dans un domaine qui concerne des milliers d'emplois.

«Cet institut confirme le rôle de hub de Genève dans les matières premières», a déclaré Pierre Maudet, conseiller d'Etat genevois en charge de l'Economie.

«Cet institut confirme le rôle de hub de Genève dans les matières premières», a déclaré Pierre Maudet, conseiller d'Etat genevois en charge de l'Economie.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Sa présence à l'inauguration de l'Institut suisse pour la recherche sur les matières premières – Swiss Research Institute on Commodities ou SRIC en anglais – aura permis de rappeler l'importance d'une activité représentant près de 20% de l'économie genevoise. «Je vois dans cet institut la confirmation du rôle de hub de Genève dans les matières premières» a lancé mardi soir Pierret Maudet, conseiller d'Etat chargé du Département de la sécurité et de l'économie dans l'amphithéâtre de l'Université des Bastions.

Améliorer l'image du secteur aux yeux du public

En gestation depuis près de cinq ans cette initiative vise à compléter le rôle de plaque tournante du négoce de produits de base de l'Arc lémanique – spécialité regroupant 400 entreprises et plus de 8000 emplois directs. L'institut vise à accueillir de futurs doctorants dont les recherches couvrent les différents champs liés au monde de l'extraction et du commerce des produits du sol ou du sous-sol: économie, droit, environnement, géologie... Les géants du secteur basés à Genève espèrent également que cette activité académique pourra quelque peu améliorer leur image aux yeux du grand public.

«Une des recommandations du rapport sur les matières premières du Conseil fédéral (ndlr: publié il y a un peu plus de deux ans) prévoit de renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur», explique Frédéric Chenais, représentant du Département fédéral des affaires étrangères au sein des fondateurs de l'institut.

Un institut autofinancé

A ses côtés figurent l'Etat de Genève, les lobbys du secteur – STSA ou SCTA – ainsi que le Centre du commerce international (ITC) une organisation dépendant à la fois de l'Organisation mondiale du commerce et des Nations Unies.

La diversité d'un tel partenariat vise également à répondre aux inquiétudes quant à l'indépendance des recherches de cet institut. On se souvient ainsi du débat acharné ayant entouré les travaux académiques sur l'impact de la spéculation dans l'envolée des cours mondiaux des produits alimentaires – qui avait conduit à des émeutes dans certaines métropoles du Sud – il y a six ans. «Cette indépendance est capitale et la profession ne va pas financer cet institut» rassure Nicolas Tamari, patron de la maison Sucafina et chef de file des négociants de café en Suisse. Mais qui alors va payer? Nicolas Tamari esquisse un autofinancement grâce aux rentrées financières des activités de formation et d'organisation de conférences. (TDG)

Créé: 23.09.2015, 11h03

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Elections en Europe: les Verts progressent partout
Plus...