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Un gardien de l’éthique de la FIFA est sali à son tour

Des clients d’un membre de la commission d’éthique de la FIFA étaient impliqués dans le scandale de corruption. Il ne l’a jamais dit.

Juan Pedro Damiani, homme d’affaires uruguayen, membre de la commission d’éthique de la FIFA.
Juan Pedro Damiani, homme d’affaires uruguayen, membre de la commission d’éthique de la FIFA.
AFP

La commission d’éthique de la FIFA n’a pas chômé l’an dernier: elle a suspendu non seulement le président, Joseph Blatter, mais aussi Michel Platini, président de l’UEFA, Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA, et d’autres hauts responsables de l’organisation mondiale du football.

Mais voilà que les Panama Papers révèlent aujourd’hui qu’un membre de cette commission, pourtant chargé de «faire le ménage», Juan Pedro Damiani, a entretenu pendant plusieurs années des relations d’affaires avec trois personnes impliquées dans le dernier scandale de corruption de la FIFA. Membre de la commission d’éthique depuis 2006, Damiani n’a jamais parlé de ce conflit d’intérêts à ses collègues. Alors même que les enquêtes américaines étaient ouvertes, il a encore gardé ce secret. Prévenue, la commission d’éthique vient d’ailleurs d’ouvrir une enquête préliminaire.

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