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SuisseFusion interdite entre Ticketcorner et Starticket

La Commission de la concurrence (COMCO) estime que la nouvelle entité aurait renforcé la position dominante des deux groupes dans la billetterie en ligne.

La COMCO de Vincent Martenet n'a pas validé le projet de fusion.
La COMCO de Vincent Martenet n'a pas validé le projet de fusion.
Keystone

La Commission de la concurrence (COMCO) interdit la fusion entre Ticketcorner et Starticket. Le gendarme anti-cartels estime que la nouvelle entité aurait renforcé la position dominante des deux principaux acteurs suisses de la billetterie en ligne.

Le phénomène aurait été susceptible de supprimer toute concurrence efficace sur le marché de la distribution de billets par des tiers, a expliqué mardi la COMCO dans un communiqué. Pour mémoire, l'opération de fusion avait été annoncée le 31 octobre dernier.

Ticketcorner appartient à la holding Ticketcorner, détenue à parts égales par le groupe de presse alémanique Ringier et la société allemande CTS Eventim, par ailleurs numéro un européen de la billetterie en ligne. De son côté, Starticket est la propriété du groupe de presse zurichois Tamedia.

La concentration prévoyait que Starticket devienne une filiale à 100% de Ticketcorner. L'examen approfondi a démontré que le marché de l'auto-distribution n'aurait pas été problématique. En revanche, sur le marché de la distribution par un tiers, il existe de forts indices que Ticketcorner détient déjà une position dominante.

Marché pas assez développé

La transaction aurait permis aux deux acteurs de contrôler le marché suisse de la distribution par un tiers, capable de supprimer la concurrence efficace sur le marché. En plus, leurs liens avec Ringier et Tamedia, auxquels ils appartiennent, auraient renforcé la position de l'entité sur le marché (effets dits de conglomérat).

La COMCO a évalué la situation du marché, en examinant le rôle joué en l'état par des entreprises comme Spotify, Facebook et Google. Elle a conclu que les acteurs «actuels et potentiels», ainsi que le recours aux nouvelles technologies, n'étaient pas encore assez importants pour «discipliner» le couple Ticketcorner-Starticket.

Le gendarme de la concurrence de la Confédération n'a pas non plus trouvé de charges ou de conditions qui auraient pu être imposées à la nouvelle entité, afin de pouvoir autoriser l'opération envisagée. Un ensemble de constats qui l'a au final décidé à prononcer une interdiction.

Déception de mise

En réaction, Ticketcorner et Tamedia ont fait part de leur grande déception. Selon le groupe zurichois (qui contrôle notamment Tages-Anzeiger, mais aussi la Tribune de Genève et 24 Heures), le choix du gendarme de la concurrence rend les fournisseurs de billets suisses moins compétitifs sur le plan international.

L'automne dernier, les associations de défense des consommateurs avaient quant à elles d'emblée critiqué la transaction. Elles y voyaient l'émergence d'un acteur n'agissant pas dans l'intérêt du client, en raison de sa taille.

Pour rappel, Ticketcorner et Starticket offrent aux organisateurs de concerts et de spectacles des services de distributions pour leurs billets d'entrée. Ces services comprennent la distribution physique et en ligne de billets (distribution par un tiers), de même que la médiatisation des spectacles (publicité dans les médias et sur les réseaux sociaux).

De plus, Ticketcorner et Starticket mettent à disposition des organisateurs des solutions logicielles leur permettant de distribuer leurs billets eux-mêmes (auto-distribution).

ats

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