Passer au contenu principal

ConjonctureLa fin du taux plancher plombe le moral des entrepreneurs

Tant les petites et moyennes entreprises, que les grandes firmes, font part d'une dégradation de leur situation, souligne le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ.

Dans le détail des activités, le secteur manufacturier a plus particulièrement souffert du renforcement du franc face à l'euro.
Dans le détail des activités, le secteur manufacturier a plus particulièrement souffert du renforcement du franc face à l'euro.
ARCHIVES, Keystone

Les affaires des entreprises suisses ont fortement ralenti en février dans tous les secteurs d'activité. C'est ce qu'indique le dernier baromètre conjoncturel du KOF, qui tient compte de la nouvelle situation monétaire après l'abolition du cours plancher mi-janvier.

Tant les petites et moyennes entreprises, que les grandes firmes, font part d'une dégradation de leur situation, souligne le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), ce mardi 3 mars, dans un communiqué. Dans les trois catégories, la production est freinée et le nombre d'employés diminue.

Dans le détail des activités, le secteur manufacturier a plus particulièrement souffert du renforcement du franc. Notamment les branches des machines et des métaux, de l'électronique et les constructeurs de véhicules. L'indice s'inscrit à -15,3 points en février, contre -0,3 point le mois précédent.

La baisse est générale, que ce soit pour les entreprises de l'industrie tournées vers l'exportation, que celles orientées sur le marché indigène. Toutes ont fait part d'une baisse de la production et de réduction d'effectifs dans les mois à venir. Le solde de l'embauche, encore à 4,5 en janvier, a plongé à -25 points. Un niveau plus atteint depuis la crise de 2008, souligne le KOF.

Taux négatifs

Un repli de cet ordre n'avait jamais été constaté par les experts du KOF en plus de dix ans d'existence de leur baromètre. Il reste cependant largement au-dessus des -35 points enregistrés en 2009.

Le secteur financier voit également sa situation péjorée et reste sceptique pour l'avenir. Les banques notamment, en raison de l'introduiction de taux négatifs par la Banque nationale suisse (BNS) mi-janvier. Plusieurs établissements prévoient de réduire leurs effectifs, relève le KOF.

Le repli constaté dans la construction est fort, mais pas inhabituel. Il compense une forte hausse survenue le mois précédent. De plus, les effets du franc fort sur le secteur devraient être limités, selon le KOF.

Détaillants pessimistes

Dans le commerce de détail, la situation demeure proche du niveau de décembre et «largement au-dessus de celle de l'automne 2011, lorsque le secteur devait encore faire face à un renforcement du franc survenu au premier semestre». Les détaillants s'attendent cependant à une baisse de leur chiffre d'affaires et veulent continuer à baisser leurs prix pour contrer le franc fort.

Les experts du KOF ont envoyé un questionnaire à quelque 4800 entreprises, auquel 2800 ont répondu. Soit un quota de réponse de 58%. Dans la précédente enquête, publiée au début du mois, 94% des sondés avaient répondu avant le 15 janvier, jour où la BNS a décidé d'abolir le cours plancher de 1,20 franc pour un euro.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.