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Fin de cycle?

Début 2018, les acteurs de marché anticipaient, à raison, une année plus volatile que les précédentes. Au-delà des risques politique et géopolitique, le cycle économique entrait dans une phase de maturité exigeant plus de vigilance de la part des investisseurs.

Les États-Unis en particulier montrent depuis quelques trimestres des signes de surchauffe avec une croissance nettement au-dessus de son potentiel, un taux de chômage sous les 4% ou encore un taux d’épargne proche des plus bas historiques. Ceci mène, naturellement, à des pressions haussières sur les salaires et l’inflation.

Mais faut-il, pour autant, sonner le glas de ce cycle dès aujourd’hui?

Malgré un léger ralentissement en début d’année, l’activité économique reste à des niveaux élevés comparé aux cinq dernières années. Il semble même sain que l’activité manufacturière, industrielle ou commerciale redescende graduellement vers des niveaux plus soutenables sur le long terme.

Bien que les inquiétudes géopolitiques soient légitimes, l’histoire des trente dernières années tend à prouver que ce sont des conditions financières restrictives qui mettent fin au cycle, restreignant les acteurs privés et publics dans leur capacité à lever de la dette ou générer des bénéfices. Or, même si la Réserve fédérale américaine continue, à juste titre, de relever ses taux directeurs («Fed Funds»), les conditions de marché restent globalement favorables, avec des taux Fed Funds réels (ajustés de l’inflation) encore en territoire négatif.

La fin du cycle arrivera, mais il serait dommage de ne pas en vivre pleinement les dernières années.

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