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La faillite guette un tiers des pétroliers

Sur le front des compagnies pétrolières, les suppressions d’emplois s’enchaînent depuis que les cours du brut ont entamé leur chute à la fin de 2014. Les mauvaises nouvelles continuent de tomber en ce début d’année, alors que le brut ne se reprend pas. Au début du mois, le conglomérat anglo-néerlandais Royal Dutch Shell a fait part de son intention de biffer encore 10 000 postes dans le monde. Quelques jours plus tôt, c’était au tour des multinationales françaises Vallourec et Schlumberger de faire des annonces similaires. Aux Etats-Unis et au Brésil, les majors de l’or noir subissent des revers tout aussi douloureux cette année. Ensemble, les mastodontes du pétrole ont déjà fait part de leur intention de supprimer près de 35 000 emplois dans le monde, un chiffre qu’il faut ajouter aux quelque 250 000 postes qui ont déjà disparu à cause des bas cours des hydrocarbures, selon le consultant américain Graves & Co.

Les mauvaises nouvelles devraient continuer, alors que plus d’un tiers des producteurs de pétrole sont exposés à un risque élevé de cessation de paiements cette année, selon une étude publiée hier par Deloitte. Dans le détail, sur les quelque 500 compagnies spécialisées dans l’exploration et la production de pétrole cotées en Bourse dans le monde que le cabinet anglo-saxon a examiné, 175 sont particulièrement endettées. Et jugées à même de potentiellement devoir déposer le bilan avant la fin de l’année. Deloitte se garde toutefois de citer des noms.

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