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Des centaines de milliers de manifestants contre l'austérité

Les manifestants sont descendus dans les rues mercredi à travers l'Europe, pour une journée de mobilisation contre l'austérité, le chômage et la précarité. Des incidents ont eu lieu en Espagne, en Italie et au Portugal.

Débordements au centre de Madrid.
Débordements au centre de Madrid.
Reuters
Manifestants à Madrid.
Manifestants à Madrid.
AFP
Des policiers à cheval essaient de protéger des bus contre les manifestants.
Des policiers à cheval essaient de protéger des bus contre les manifestants.
AFP
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A Madrid, des incidents ont éclaté à l'issue d'une manifestation monstre qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes en soirée dans le centre de la capitale espagnole. La police a chargé pour disperser quelques centaines de manifestants rassemblés aux abords de la Chambre basse du Parlement et ripostait à des jets de projectiles, de bouteilles et de pétards.

Plus tôt dans la journée, la police anti-émeutes avait déjà dispersé des centaines de maniefstants à coups de matraques et en tirant en l'air des balles en caoutchouc.

En Italie, un policier a été grièvement blessé à Turin et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations. Au Portugal, la police a chargé à coups de matraques devant le Parlement à Lisbonne, où plusieurs milliers de personnes protestaient. Elle a dit avoir donné l'assaut en réponse à un délluge de pierres jetées par les manifestants.

Grèves générales

Le rassemblement de Madrid marquait le temps fort de cette journée européenne de mobilisation contre l'austérité. De grandes manifestations ont également eu lieu dans la soirée à Barcelone et dans d'autres villes du royaume.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, étranglée par un chômage qui frappe un quart des actifs, a vécu au ralenti pour cette deuxième grève générale depuis l'arrivée au pouvoir, il y a près d'un an, du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Selon les syndicats, plus de neuf millions de travailleurs y ont pris part.

Le Portugal lui aussi tournait au ralenti, avec les trains et métros à l'arrêt et de nombreux avions cloués au sol, lors de cette journée de protestation contre les mesures d'austérité du gouvernement de centre-droit.

«La 'troïka' dehors», clamaient des affiches réclamant le départ des créanciers du Portugal qui évaluent actuellement les mesures d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement en échange de l'aide internationale de 78 milliards d'euros, accordée au pays en mai 2011.

Nombreuses manifestations

En France, plus de 130 manifestations étaient annoncées mais les rangs des manifestants étaient souvent clairsemés pour ces premiers grands rassemblements depuis le retour de la gauche au pouvoir. En Grèce, les syndicats du public et du privé ont demandé trois heures d'arrêt de travail par solidarité avec le mouvement en Espagne et au Portugal.

Des manifestations étaient prévues dans certains pays de l'Est et des actions symboliques attendues en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, notamment, a précisé la Confédération européenne des syndicats (CES).

Syndicats suisses solidaires

Les syndicats suisses se sont montrés solidaires mercredi avec les grèves contre l'austérité menées dans plusieurs pays européens. Des actions ont été organisées devant plusieurs consulats et devant la représentation de l'Union européenne (UE) à Berne.

Plusieurs dizaines de personnes ont ainsi protesté devant la représentation de l'UE, à l'appel du syndicat Unia. La politique d'austérité de l'UE mène dans une impasse, a dit Andreas Rieger, coprésident d'Unia.

Quant à l'Union syndicale suisse (USS), elle a adressé une missive au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi qu'au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, pour leur demander de «renoncer à une politique d'austérité qui est un échec».

Espagne ménagée

Le Fonds monétaire international (FMI) a lui-même averti récemment que les politiques d'austérité risquaient de devenir «politiquement et socialement intenables».

Mercredi, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a maintenu le cap, affirmant que la Commission ne demanderait pas d'efforts supplémentaires à l'Espagne pour la période 2012-2013, même si ce pays fait partie de la liste de ceux qui ne seront pas en mesure de respecter leurs promesses budgétaires.

Concernant la Grèce, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a dit mercredi souhaiter une «véritable solution» à l'endettement astronomique du pays, et non «une solution au rabais».

(ats/afp/reuters)

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