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Selon une étude, il vaut mieux être dirigé par un milliardaire

Dans des recherches conjointes, UBS et PwC ont identifié un «effet milliardaire» apte à rendre une société plus performante.

Selon cette étude, les entreprises dirigées par des riches créeraient plus de richesses.
Selon cette étude, les entreprises dirigées par des riches créeraient plus de richesses.
Keystone

«Les milliardaires créent et dirigent des entreprises qui surperforment constamment les marchés boursiers». Responsable des grandes fortunes pour UBS Global Wealth Management, Josef Stadler estime qu’il existe un «effet milliardaire»! Bien vivant et présent dans le monde entier, il fait l’objet d’une étude menée conjointement par les experts du géant de l’audit PwC et ceux de la première banque de Suisse.

Selon leurs recherches donc, les plus riches seraient enclins à créer plus de richesses vu que leurs sociétés auraient tendance à surpasser les autres sur le plan financier. À titre d’explication, les experts citent «une vision à long terme, un risque et une prise de décision calculée, une bonne orientation commerciale et une vraie détermination au quotidien».

Naturellement, le secteur des nouvelles technologies entre parfaitement dans cette description, puisqu’un grand nombre des patrons devenus milliardaires durant les vingt dernières années provient de ce secteur à l’instar d’un Bill Gates, un Steve Jobs ou un Mark Zuckerberg (Facebook). Si dans certains cas, cet «effet milliardaire» peut effectivement se tenir, de récentes affaires en montrent toute sa limite.

Les contre-exemples

La liste des contre-exemples existe et s’allonge même. Il est par exemple possible de mentionner Travis Kalanick, le fondateur milliardaire d’Uber débarqué de son groupe pour problème de management il y a deux ans. Ensuite, en voyant les pressions des marchés contre un Mark Zuckerberg, un Evan Spiegel (Snapchat) ou encore un Elon Musk (Tesla), Wall Street n’apparaît pas très sensible à cet «effet milliardaire». Tout cela sans compter la récente débâcle de WeWork et le départ prématuré de son ancien patron, Adam Neumann, pourtant milliardaire l’espace de quelques trimestres.

Conscient de cette réalité, l’étude de PwC et d’UBS précise que cet «effet milliardaire» n’est pas une évidence et que les performances passées ne sont pas forcément une garantie de succès futur et qu’un aspect «chance» ne peut être écarté de l’équation. En lisant la biographie de Philip Knight, fondateur de Nike, l’on se rend compte qu’en réalité un aspect bien plus important surpasse la fortune: l’esprit entrepreneurial impliquant d’être prêt à tous les sacrifices pour réussir.

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