Les tiroirs-caisses virtuels d’iKentoo reçoivent 5 millions

Start-upDeuxième levée de fonds pour la PME lémanique qui fait basculer les caisses des restaurants sur iPad.

Serge Sozonoff, Cofondateur de la PME iKentoo

Serge Sozonoff, Cofondateur de la PME iKentoo

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«Si tu veux faire gros, tu dois t’installer aux States», avait conseillé David Marcus, créateur genevois de la société Zong, pour qui il travaillait il y a huit ans à Menlo Park. Ce dernier est devenu le patron de Facebook Messenger.

Serge Sozonoff n’a pas écouté. Il est revenu à Genève. Installée au bord de la route des Jeunes, iKentoo, la PME créée à la fin de 2011 avec son acolyte David Clerc, vient de convaincre une société d’investissement spécialisée dans la santé, l’hôtellerie et le «lifestyle» de lui apporter 5 millions de francs.

Dans la Silicon Valley, le montant ferait sourire. Sauf que iKentoo gagne de l’argent depuis plus d’un an. Et qu’elle continue de tailler des croupières aux dinosaures de la caisse enregistreuse, les Micros, NCR, KSD ou Lectron. L’idée? Proposer aux restaurants de faire basculer leurs caisses sur tablette ou smartphone. iKentoo se charge de gérer le tout, avec Internet. Prix de départ, 119 francs par mois, sans engagement sur la durée. Holy Cow! ou Pouly figurent parmi ses 2600 utilisateurs.

Ensuite tout est possible. Le restaurateur peut gérer sa comptabilité ou ses stocks en temps réel. Pratique pour un festival comme le British Summer Time dont les bars gèrent 215 caisses. A Genève, le Café des Bains a, lui, greffé son application de réservation et de commande.

Une partie de l’argent obtenu par iKentoo servira «à mettre en place d’autres solutions innovantes, notamment dans la gestion des commandes à l’emporter», décrit Serge Sozonoff. Entre-temps, il lui faut recruter une équipe à Zurich afin de conquérir le marché alémanique, puis l’Allemagne. Et étoffer le bureau de Paris, porte d’un El Dorado hexagonal aux 95 000 restaurants.

Dans l’immédiat, l’entrepreneur se demande comment il va régler un problème de bureaux, trop exigus pour seize employés. Ou comment il va trouver des «développeurs». A Genève, ces détails tiennent de la gageure. David Marcus avait prévenu. (TDG)

Créé: 27.06.2017, 20h41

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