Thyssenkrupp et Tata Steel s'unissent

EuropeLes deux grands groupes métallurgiques regroupent leurs opérations en Europe pour mieux concurrencer ArcelorMittal.

L'accord de fusion doit être approuvé par le conseil de surveillance de Thyssenkrupp et par le conseil d'administration de Tata Steel ainsi que par la Commission européenne.

L'accord de fusion doit être approuvé par le conseil de surveillance de Thyssenkrupp et par le conseil d'administration de Tata Steel ainsi que par la Commission européenne. Image: Archives/photo d'illustration/Keystone

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Thyssenkrupp et son concurrent indien Tata Steel ont signé mercredi un protocole d'accord en vue d'une fusion de leurs opérations en Europe dans une coentreprise à parité, afin de créer le numéro deux de la sidérurgie du Vieux Continent derrière ArcelorMittal.

Le protocole d'accord, largement attendu après les déclarations de Thyssenkrupp la semaine dernière selon lesquelles un accord pourrait être conclu ce mois-ci, prévoit des synergies de 400 à 600 millions d'euros (jusqu'à 686 millions de francs) par an et jusqu'à 4000 suppressions de postes, soit 8% environ de l'ensemble des effectifs.

Le puissant syndicat allemand IG Metall de la sidérurgie et de la métallurgie a exigé des garanties sur l'emploi en échange de son approbation.

Le siège social du nouvel ensemble, baptisé Thyssenkrupp Tata Steel, sera situé à Amsterdam ou dans les environs, a précisé Thyssenkrupp dans un communiqué publié mercredi après la signature du protocole d'accord.

Avenir durable

«Dans le cadre de la coentreprise prévue, nous offrons aux activités européennes de Thyssenkrupp et de Tata un avenir durable», a déclaré Heinrich Hiesinger, président du directoire de Thyssenkrupp. «Nous abordons les défis structurels de l'industrie sidérurgique européenne et créons un solide numéro 2».

Des négociations se tiendront à présent pour peaufiner et chacun des partenaires pourra consulter les livres de comptes de l'autre avant la signature du contrat définitif de la coentreprise attendue au début de 2018, a déclaré Thyssenkrupp.

L'accord de fusion doit être approuvé par le conseil de surveillance de Thyssenkrupp et par le conseil d'administration de Tata Steel ainsi que par la Commission européenne. Le groupe industriel allemand avait envisagé au départ différentes options, y compris un démantèlement, avant de pencher pour la solution de la coentreprise.

Diverses options

«Avant de décider d'une coentreprise, le directoire de Thyssenkrupp a examiné et travaillé sur toutes les options disponibles: un partenariat avec un groupe allemand, une scission, une introduction en Bourse, la cession de la division sidérurgique, voire même un démantèlement de la société en son entier», peut-on lire sur son site internet.

«La coentreprise avec Tata est la seule option qui assure à nos activités sidérurgiques un avenir viable à long terme». Le titre Thyssenkrupp bondissait de 5,2% en avant-Bourse à Francfort et Tata Steel gagnait 5% à la Bourse de Bombay. (ats/nxp)

Créé: 20.09.2017, 08h38

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