La Suisse comble son retard sur le front des fintech

FinanceUn congrès à Genève incite la place helvétique à plus miser sur les technologies.

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Photo d'illustration. Image: Rémy Genoud

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Cybersécurité, big data et désintermédiation. Ces mots étaient lundi sur toutes les lèvres à Palexpo, où se déroule du 26 au 29 septembre le principal congrès mondial de la finance. Le Sibos réunit 8000 délégués de 200 pays, les représentants d’institutions à travers la planète, de la Bank of China à la National Australia Bank et UBS. Mais aussi les jeunes pousses de cette branche en transition.

Trois mots qui bousculent la place helvétique, pas réputée pour son avance dans les technologies financières (fintech). La Suisse, dont 10,5% du PIB dépend de la finance, se réveille pourtant et veut le montrer au gratin de ce secteur.

A Palexpo, 533 délégués sont venus de Suisse, dont le président de la BNS. Thomas Jordan, durant la cérémonie d’ouverture, a indiqué que l’institution suivait de près les évolutions qui bouleversent les infrastructures financières, tout en relevant que les fonctions primaires de cette industrie resteront largement inchangées. Le banquier a aussi évoqué les nouveaux acteurs, qui placeraient le pays en bonne position dans les fintech.

Même discours du côté de la Swiss Fintech Association, qui recense 216 sociétés fintech, un chiffre en croissance. La moitié est installée vers Zurich, un tiers sur l’arc lémanique. Une «cryptovalley» verrait d’ailleurs le jour dans le canton de Zoug, où sont basées une vingtaine de start-up spécialisées dans les cryptomonnaies et le blockchain – un protocole permettant de décentraliser les transactions. «La Suisse comble son retard», estime Cristina Rigo, directrice de Swift en Suisse, la société qui organise Sibos. «Le congrès stimule toujours le secteur dans sa ville hôte», renchérit Sven Bossu, patron de Sibos.

A Palexpo, un stand suisse a été érigé pour présenter 24 start-up actives, des transactions numériques aux nouvelles monnaies. «Si elles ne décrochent pas de contrat cette semaine à Genève, alors elles devront repenser leur produit», estime Sven Bossu. Une délégation de banquiers privés genevois se rendra cette semaine à Sibos pour humer le parfum des nouveautés dans le secteur.

Créé: 26.09.2016, 20h55

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