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La parité se renforce dans le secteur bancaire

Preuve que la situation évolue, le Cercle suisse des administratrices a décerné, lundi, un prix à la Banque cantonale de Genève.

La BCGE est la banque qui affiche le taux de parité le plus élevé.
La BCGE est la banque qui affiche le taux de parité le plus élevé.
Keystone

Un an après la parution de notre article «Banquier, une profession qui se féminise peu à peu», la situation semble s’être améliorée dans le secteur bancaire. En décernant son prix à la Banque cantonale de Genève (BCGE), c’est en tout cas le message que le Cercle suisse des administratrices veut faire passer. «Nous saluons l’engagement remarquable de cet établissement en faveur de la progression des femmes au sein de l’ensemble de ses instances, avec notamment quatre femmes sur onze membres au sein de son conseil d’administration», peut-on lire dans un communiqué.

D’après les chiffres fournis par la banque genevoise, à la fin de l’année dernière, les femmes occupaient «40% des postes de cadres et 27% des postes de direction». Au vu des 55% de salariés masculins que compte la banque cantonale du bout du lac Léman, la question d’une politique de discrimination positive, voire de quotas, se (re)pose-t-elle à son sujet?

Gilbert Probst, président du conseil d’administration de la BCGE, a confirmé des propos tenus il y a un an, à savoir que leur politique de recrutement ne se basait pas sur de tels critères. «Nous pratiquons une politique intégrative et égalitaire et mettons tout en œuvre pour permettre aux femmes, comme aux hommes, de concilier carrière professionnelle et vie privée et familiale», explique-t-il.

Globalement, la plupart des banques font de gros efforts pour rattraper leur retard et augmenter la représentativité des femmes au sein de leur sphère dirigeante. A la Raiffeisen, par exemple, «l’objectif serait d’atteindre une proportion de 30% de femmes dans les positions de cadres et de management», selon Philippe Thévoz, conseiller en communication chez Raiffeisen Suisse. Des ambitions partagées par les deux principaux établissements helvétiques: UBS et Credit Suisse.

Des efforts bienvenus dans une branche toujours dominée par des hommes. «Le secteur bancaire conserve cette image traditionnelle d’un milieu peu ouvert au temps partiel, à la vie de famille et donc aux profils féminins», regrette Ursula Baumgartner, membre de la direction de la Banque Alternative. «Le problème se situe surtout au niveau de l’attractivité de la branche», confirme Anita Wymann. Selon la présidente de la Banque Alternative, «si la banque reste la branche la plus recherchée par les hommes, ce n’est de loin pas le cas des femmes sortant des Hautes Ecoles qui préfèrent plutôt se tourner vers Nestlé, Google, Novartis ou encore le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)».

A noter que parmi les sept autres finalistes sélectionnés pour ce prix du Cercle suisse des administratrices, une autre banque était nominée: Valiant Bank AG.

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