Les matières premières pèsent 35000 emplois

EconomieLe Swiss Research Institute on Commodities présente la «première étude scientifique» sur le secteur du négoce en Suisse.

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A la fin de l’an dernier, le commerce de gros de matières premières employait plus de 35 000 personnes en Suisse, révèle une étude diffusée lundi par le Swiss Research Institute on Commodities. Se présentant comme la «première enquête scientifique menée sur le secteur en Suisse», cette enquête officielle souligne la taille limitée des sociétés du négoce de minerais, d’hydrocarbures ou de produits agricoles: 80% de celles menant leurs affaires de Suisse emploient moins de cent collaborateurs. Autre chiffre qui démonte l’image de la multinationale tentaculaire: les trois quarts des sociétés ayant implanté leur siège en Suisse emploient moins de 500 personnes dans le monde.

L’étude souligne en outre que ces sociétés auraient conservé un caractère régional, l’Europe dominant les pays d’origine et de destination des produits dont elles orchestrent le commerce. «Ceci souligne l’importance de la proximité avec les clients pour le secteur», souligne le rapport. Avant d’achever sa démonstration. «Alors que la perception la plus répandue reste que le secteur opère à partir de la Suisse en raison d’un environnement réglementaire favorable, l’importance d’avantages commerciaux – comme cette proximité avec le client – ou géographiques ne peut être minimisée», écrivent Ninia Eggert et Giovanni Ferro-Luzzi, respectivement chercheuse et enseignant à l’Université de Genève. Ces derniers soulignent que si la réglementation et la taxation représentent la première des priorités pour les sociétés du secteur, «la Suisse n’est pas particulièrement bien notée à leurs yeux sur ces deux points».

Emanation de l’Université de Genève, du Département genevois de la sécurité et de l’économie, du Département fédéral des affaires étrangères et des associations de «traders» STSA et SCTA, le SRIC se donne pour objectif de «fournir une base solide pour la prise de décision dans les secteurs public comme privé».

Son rapport s’inscrit dans la lignée de celui publié sur le secteur par le Conseil fédéral à la fin de 2013. Ce document dressait lui aussi le tableau de l’importance stratégique du secteur pour la Suisse. Avant de proposer des actions publiques très modérées. Objectif fondamental préconisé alors? Rester compétitif et empêcher que les Trafigura, Vitol et autres Dreyfus aillent voir ailleurs – à Singapour par exemple. La Suisse «doit, en principe, mettre en œuvre les standards multilatéraux applicables dans le secteur des matières premières», mais sans créer de «conditions-cadres défavorables», défendait alors ce document officiel.

(TDG)

Créé: 13.03.2017, 21h39

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